Opinion | Hyperconnexion : reprendre d’urgence le contrôle

Il y a quelques jours un sondage, réalisé par Odoxa pour GAE Conseil, consacré aux conséquences du confinement sur la santé des Français plaçait la solitude (81 %) et l’hyperconnexion (79 %) comme premiers risques inhérents à la pratique du télétravail, devant le tabac (75 %), l’alcool (66 %), le cannabis (55 %), les médicaments (52 %).

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Harcèlement et cyber-harcèlement scolaire : le point sur l’état actuel du Droit

L’article L511-3-1 du Code de l’éducation reconnaît le harcèlement scolaire et dispose ainsi : « Aucun élève ne doit subir, de la part d’autres élèves, des faits de harcèlement ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions d’apprentissage susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’altérer sa santé physique ou mentale ».

Les mesures de lutte ont ainsi été prises dans la double perspective de prévention et de sanction.

Quelles sont les obligations de prévention ?

Le Code de l’éducation impose au conseil d’administration des collèges et lycées d’adopter un plan de prévention de la violence, incluant ainsi un programme d’action contre toutes les formes de harcèlement (cf article R421-20 du Code de l’éducation).

S’agissant particulièrement du cyber-harcèlement, une formation à une « utilisation responsable des outils et des ressources numériques » doit être dispensée dans toutes les écoles et établissements d’enseignement. Cette formation doit comporter une sensibilisation sur l’interdiction du harcèlement commis dans l’espace numérique, la manière de s’en protéger et les sanctions encourues (cf article L312-9 du Code de l’éducation). Voir à ce propos les formations dispensées par e-enfance.

 

Quelles sont les sanctions prévues en cas de harcèlement scolaire ?

Il n’existe pas de sanctions spécifiques au harcèlement scolaire. Par analogie, on les applique aux peines dédiées au harcèlement. L’article L222-33-2-2 du Code pénal vise ainsi le cas de du harcèlement commis via l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique. L’article vise aussi les raids numériques ou harcèlement de meute lorsque « les propos ou les comportements sont imposés à une même victime par plusieurs personnes de manière concertée ou à l’instigation de l’une d’elles, alors même que chacune de ces personnes n’a pas nécessairement agi de façon répétée ». Le harcèlement scolaire se retrouve ainsi très souvent dans ce type d’agissements. Il implique le cas de revenge porn en tant que forme de cyber-harcèlement via la publication de contenus à caractère sexuel enregistrés – avec ou non le consentement de la personne en cause – mais diffusés contre sa volonté (cf article 226-2-1 du Code pénal) et dont les peines dédiées sont alourdies : jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende.

L’article L511-3-1 du Code de l’éducation dédié au bizutage s’applique indifféremment à tous les auteurs, sous réserve de la capacité de discernement. Les peines sont en revanche doublées lorsque les faits ont été commis sur un mineur de quinze ans. Elles sont enfin triplées si au moins deux circonstances aggravantes sont réunies. En matière de harcèlement scolaire, il peut s’agir de l’âge du mineur et l’utilisation d’un mode de communication en ligne ou d’un support numérique.

Ainsi, que ce soit de la part de l’éducation nationale ou des parents, il y a lieu de favoriser un usage sûr et éthique d’Internet et des téléphones, de développer une culture d’entraide et de non tolérance à quelque forme de violence que ce soit.Corps de l’article




Régulation des contenus haineux sur les réseaux sociaux : où en est-on ?

La régulation des contenus haineux sur la toile reste une question épineuse. Ainsi, quelles obligations pèsent actuellement sur les plateformes de réseaux social ? Quelles sont les perspectives législatives ?

  1. Une inadaptation du Droit 

La responsabilité des réseaux sociaux tient à un distinguo dépassé hébergeur / éditeur. Les réseaux sociaux bénéficient du statut d’hébergeur qui limite leur responsabilité. En effet, la loi LCEN du 21 juin 2004 limite la responsabilité de l’hébergeur à assurer, « même à titre gratuit, une mise à disposition du public par des services de communication au public en ligne, le stockage de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de messages de toute nature fournis par des destinataires de ces services ». Il est donc nécessaire que les contenus litigieux soient portés à la connaissance de l’hébergeur par notification pour éventuellement engager leur responsabilité. La plateforme est donc considérée comme un intermédiaire technique qui ne peut intervenir dans la création ou la sélection des contenus diffusés.

  1. Un problème épineux 

La régulation des contenus haineux sur internet est par essence problématique puisque l’illicéité d’un contenu dépend de différents facteurs. Il peut paraître étrange de confier cette modération – à la limite de l’appréciation des bonnes mœurs – à un acteur privé. On touche là aux limites du projet de loi Avia qui imposait aux réseaux sociaux, plateformes collaboratives et moteurs de recherche une obligation de retrait dans un délai d’une heure à 24h des contenus terroristes et pédopornographiques. En ce sens, le Conseil constitutionnel a considéré qu’il était impensable de donner aux réseaux sociaux un pouvoir unilatéral de retrait de contenus, fondé sur la propre appréciation d’un opérateur privé.

Après la censure du Conseil constitutionnel, ce même projet de loi ne comporte en substance que deux notions :
– la simplification du signalement du contenu haineux auprès des plateformes ;
– la création de l’observatoire de la haine en ligne (effectif en juillet 2020 ; l’Association e-Enfance fait partie de ses membres experts).

  1. Imposer des obligations renforcées aux réseaux sociaux 

La Commission européenne marque le souhait d’agir offensivement via le texte du « Digital Services Act ». Il comprend deux règlements sur les services numériques.

Le premier vise à clarifier les responsabilités en matière de services numériques, notamment concernant les réseaux sociaux afin de :
– protéger les utilisateurs des produits, contenus ou services illégaux ;
– protéger leurs droits fondamentaux en ligne ;
– assurer une transparence et une surveillance réglementaire des plateformes en ligne.

Le second volet vise à doter les Etats-membres d’un instrument de régulation en amont des plateformes de réseaux sociaux.

Au niveau national cette fois-ci, les autorités publiques souhaitent intensifier la détection et la veille sur les plateformes en ligne et les mécanismes de riposte face aux appels à la violence. A cet effet, différentes options sont envisagées :
– Les plateformes pourraient ainsi se voir imposer une obligation de moyen concernant la notification et le traitement des contenus signalés ;
– La levée de l’anonymat permettrait de poursuivre les auteurs d’agissements délictueux sur les réseaux sociaux ;
– La création d’un « délit de mise en danger par la publication de données personnelles » sur internet.

A cet effet, les mesures seraient réalisées en cohérence avec les travaux actuellement en cours de finalisation dans le cadre du Digital Services Act et pourraient être présentées dans le cadre du projet de loi de lutte contre le séparatisme, qui sera présenté en fin d’année.

 




Kaspersky SafeKids

Disponible sur Windows, iOS/Mac et Android, Kaspersky Safe Kids permet aux parents d’accompagner leurs enfants dans leur découverte du numérique grâce à des fonctionnalités qui vont au-delà du contrôle parental.
Les parents peuvent bloquer les contenus indésirables, gérer l’utilisation des appareils et des applications, connaître instantanément les comportements en ligne suspects, mais également localiser leurs enfants sur une carte et définir une zone sécurisée dans laquelle ils doivent rester. Il est également possible surveiller le niveau de charge de la batterie de leurs appareils pour être sûr de ne pas perdre le contact.

La version gratuite permet aux parents de :
– Bloquer les sites et contenus nuisibles pour sécuriser les recherches
– Bloquer les recherches YouTube inappropriées
– Gérer l’utilisation des applications
– Limiter le temps d’utilisation des appareils
– Bénéficier de conseils de psychologues pour enfants.

La version Premium offre toutes les fonctionnalités de la version gratuite et permet également de :
– Vérifier l’historique YouTube des enfants
– Localiser les enfants sur une carte
– Définir une zone sécurisée dans laquelle ils doivent rester
– Savoir quand le niveau de charge de leurs appareils est faible
– Gérer l’utilisation de leurs appareils en fonction de leurs emplois du temps
– Recevoir des notifications en temps réel sur leurs activités
– Consulter des rapports détaillés sur leurs habitudes en ligne.

La version Premium est disponible au prix de 14,99€ par an, et protège tous les enfants de la famille. Un compte parents peut en effet être associé à plusieurs comptes enfants.

Comment installer SafeKids ?

  1. Installez l’application sur vos appareils en mode Parents.
  2. Installez l’application sur les appareils de vos enfants en mode Enfants et suivez les instructions d’installation rapide.
  3. Pour réaliser la configuration initiale et gérer les règles de protection, connectez-vous à votre compte My Kaspersky à l’adresse my.kaspersky.com/mykids et accédez à l’onglet « Enfants ».
    Utilisez un seul compte My Kaspersky pour toutes les installations de Kaspersky Safe Kids.

 

La recherche sécurisée dans YouTube est compatible avec les navigateurs de votre appareil mobile Android et autres systèmes, ainsi que sur vos ordinateurs Windows. En plus, elle fonctionne directement dans l’application YouTube officielle sur les téléphones et tablettes Android.

Nous vous conseillons d’activer votre GPS pour augmenter la précision de la localisation de vos enfants. Remarque : l’utilisation du GPS consomme davantage d’énergie.




Nintendo Switch

Paramétrer le contrôle parental sur la console

Sur la Nintendo Switch, le contrôle parental fonctionne par console : si vous l’activez, il le sera pour tous les utilisateurs de la console. Il est désactivable temporairement à la connexion par un code PIN que vous définissez lors de la configuration.

Pour paramétrer le contrôle parental sur votre Nintendo Switch, il vous suffit de suivre les étapes suivantes :

  1. Depuis le menu HOME, affichez les paramètres : “Paramètres de la console > Contrôle parental > Paramètres de contrôle parental” 
  2. Sélectionnez “Utiliser cette console” 
  3. Sélectionnez ensuite “Niveau de restriction”, puis vous pouvez paramétrer votre contrôle parental 
  4. Sauvegardez vos paramètres, et terminez par définir votre code PIN.

 

Les paramètres disponibles sur le contrôle parental de la Nintendo Switch sont les suivants :

  • Les logiciels restreints : définissez les classifications d’âge auxquelles votre enfant pourra accéder 
  • Le système de classification par âge qui est en appliqué dans votre région (L’Europe utilise le système PEGI
  • L’autorisation de publier des captures d’écran ou vidéos sur les réseaux sociaux depuis la console
  • L’autorisation de communiquer avec d’autres joueurs depuis la console 
  • L’autorisation d’utiliser la VR : celle-ci est déconseillée aux enfants de moins de 6 ans.

Paramétrer le contrôle parental sur l’eShop

Pour utiliser le contrôle parental sur l’eShop de la Nintendo Switch, vous aurez besoin de suivre les étapes suivantes :

  1. Connectez-vous à votre compte Nintendo sur un navigateur web, ou créez un compte si vous n’en avez pas déjà.
  2. Affichez les paramètres “Groupe familial” 
  3. Désignez le compte de votre enfant comme “compte associé”. Il vous faudra lui créer un compte s’il n’en possède pas déjà un 
  4. Paramétrez votre contrôle parental 
  5. Sauvegardez vos paramètres.

 

Les paramètres disponibles sur le contrôle parental de l’eShop sont les suivants :

  • L’autorisation d’achats : désactivez toutes les possibilités de transaction sur l’eShop à partir du compte Nintendo concerné
  • La restriction en fonction de l’âge : cachez le contenu non adapté à l’âge de votre enfant sur l’eShop.

L’application mobile

Disponible sur iOS et Android, l’application Contrôle parental Nintendo Switch vous permet d’accéder aux paramètres du contrôle parental de votre compte Nintendo, directement depuis votre smartphone.




Xbox Séries

Accéder aux paramètres de contrôle parental

 

Le contrôle parental sur les Xbox Series utilise un système de “groupe familial” : le compte du parent est associé aux comptes des enfants, et seuls les parents peuvent paramétrer le contrôle parental. Vous pouvez paramétrer votre “groupe familial” via un navigateur web, ou directement depuis la console.

Sur un navigateur web

  1. Vous allez devoir vous connecter à votre compte Microsoft.
  2. Créez ensuite un “groupe familial” (https://account.microsoft.com/family/).
  3. Ajoutez finalement les comptes de vos enfants à votre groupe familial, en cliquant sur “Ajouter un membre de la famille”.

Sur votre console

  1. Commencez par vous connecter à votre compte sur votre Xbox Series.
  2. Affichez la page “Profil et système > Paramètres > Compte > Contrôle parental > Gérer les membres de la famille”.
  3. Ajoutez finalement les comptes de vos enfants à votre “groupe familial”, de la même manière que vous le feriez sur votre navigateur web.

Définir les paramètres de contrôle parental

Les paramètres disponibles sur le contrôle parental de la Xbox Series sont les suivants :

  • Le temps d’utilisation maximal quotidien pour votre appareil ;
  • Le temps d’utilisation maximal par application ou par jeu ;
  • Le montant d’argent de poche mensuel de votre enfant ;
  • Le niveau de classification par âge des contenus : limitez l’accès aux contenus avec une classification supérieure à votre réglage ;
  • La restriction sur les activités autorisées, comme les parties en ligne, les clubs, la diffusion des parties, l’ajout d’amis ou les discussions ;
  • Les paramètres de confidentialité utilisés par les applications ;
  • Vous pouvez également afficher les rapports d’activité, afin de voir en détail l’utilisation de votre console par vos enfants.

L’application Xbox Family Settings

L’application Xbox Family Settings, disponible sur iOS et Android, vous permet de paramétrer votre contrôle parental et d’afficher les rapports d’activité, directement depuis votre smartphone.




Contrôle parental Playstation 5

Accéder aux paramètres de contrôle parental

Le contrôle parental de la Playstation 5 utilise le système de “Gestion de la famille” : le compte du parent est associé aux comptes des enfants, et seuls les parents peuvent paramétrer le contrôle parental. Vous pouvez paramétrer votre “famille” via un navigateur web, ou directement depuis la console.

Sur un navigateur web

  1. Connectez-vous à votre compte PlayStation, ou créez-en un, en suivant ce lien (https://account.sonyentertainmentnetwork.com/). Vous serez considéré comme le responsable de la famille.
  2. Rendez vous sur la page de gestion de la famille : “Gestion du compte > Gestion de la famille > Ajouter un membre à la famille”. Cliquez sur “Ajouter un enfant“ puis créez un compte. Vous pourrez ensuite paramétrer son contrôle parental.
  3. Pour vous aider à gérer le contrôle parental, vous pouvez définir d’autres comptes “adulte”. Sur la même page “Gestion de la famille”, choisissez “Ajouter un adulte”.
  4. Vous devrez ensuite cocher la case « Parent/tuteur » pour que l’adulte puisse modifier les paramètres de contrôle parental de tous les enfants de la famille.

Sur votre Playstation 5

  1. Après vous être connecté à votre compte Playstation, rendez vous dans les paramètres.
  2. Affichez le menu “Famille et contrôle parental”.
  3. Dans ce menu, vous avez deux possibilités : restreindre l’accès à cette console si votre enfant est le seul à l’utiliser, ou gérer votre famille. Pour la première option, vous devez définir un code PIN (0000 par défaut, mais modifiable ensuite), puis choisir les paramètres du contrôle parental. La gestion de la famille est la même que sur navigateur web.

Définir les paramètres de contrôle parental

Les paramètres disponibles sur le contrôle parental de la Playstation 5 sont les suivants :

  • Le niveau de classification par âge des jeux, Blu-ray et DVD : limitez l’accès de votre enfant aux contenus avec une classification supérieure au réglage ;
  • La limite de temps de jeu : définissez des restrictions sur l’horaire ou sur la durée d’accès à la console ;
  • La restriction sur les communications et le contenu créé par les utilisateurs : empêchez votre enfant de communiquer avec d’autres joueurs, ou de visionner le contenu d’un autre joueur (vidéos, images…). Vous pourrez par la suite définir des exceptions pour un ou plusieurs jeux spécifiques ;
  • Les jeux autorisés : définissez des exceptions aux règles ci-dessus pour un ou plusieurs jeux spécifiques ;
  • Les limites de dépense mensuelles : fixez le montant maximal de dépense par mois sur le Playstation Store. Gardez à l’esprit que ces dépenses seront tirées du porte-monnaie du responsable de famille ;
  • Les restrictions d’accès au navigateur web ;
  • Les restrictions d’accès au Playstation VR : celui-ci est déconseillé aux enfants de moins de 12 ans.



Test de jeu – Ghost of Tsushima

L’ESSENTIEL DU JEU

  • Type de jeu :  Action
  • Nombre de joueurs : Jouable en solo
  • Durée moyenne d’une partie : 1h
  • Modèle économique : Payant à l’acquisition

L’ESSENTIEL DU JEU

  • Date de sortie : 26 juin 2020
  • Editeur : Sony
  • Développeur : Sucker Punch
  • PEGI : icone pegi 18 ans
  • Plateformes : PS4

RESUMÉ

Ghost of Tsushima est un jeu d’action qui prend place au Japon dans lequel les développeurs ont mis les détails au centre du jeu afin qu’il respecte l’Histoire du pays. Le monde étant totalement ouvert, le joueur pourra s’y balader afin de découvrir ce pays d’antan.testeurs-jeux-videos-infos-parentsGhost of Tsushima met en scène des combats de sabre sanglants, mais pas de contenu sexuel. En ajoutant l’intrigue mature, tous ces points justifient la notation PEGI 18. Le jeu comporte un mode multijoueur coopératif en ligne, sans micropaiement.