Journée Non Au Harcèlement 2018 - Sexting non consenti et revenge porn | e-Enfance
Journée Non Au Harcèlement 2018 - Sexting non consenti et revenge porn

Journée Non Au Harcèlement 2018 – Sexting non consenti et revenge porn

Aujourd’hui c’est la 6éme journée Non Au Harcèlement. Cette année, le ministère de l’Education Nationale a choisi de faire de la prévention sur le sexting non consenti et le revenge porn.

Découvrez le clip de la campagne Non Au Harcèlement 2018 :

Qu’est-ce que le revenge porn ou sexting non consenti ?

Une photo c’est personnel, la partager c’est harceler ! Le sexting non consenti ou le revenge porn c’est partager des images à caractère sexuel d’une personne sans son consentement. Cela peut avoir des conséquences dramatiques sur celle ou celui qui en est victime.

Diffusion de sexting non consenti : « les responsables, ce sont ceux qui (re)partagent et commentent méchamment ! » par Aurélie Latourès, du centre Hubertine Auclert

« Ce qui est inadmissible et répréhensible dans le clip diffusé à l’occasion du 8 novembre 2018, c’est l’usage qui a été fait de ces images: à savoir à la fois leur diffusion sans le consentement mais aussi les repartages et les commentaires dégradants ou humiliants qui y sont associés, qui peuvent contribuer à diffuser des rumeurs. Plutôt que de culpabiliser les filles pour ces contenus, il est important de replacer la responsabilité auprès du diffuseur et des relayeurs : diffuser des contenus sans l’accord de la personne est une atteinte à la vie privée, propager des rumeurs, des insultes, peut avoir des conséquences graves pour les victimes. Le consentement, c’est important aussi en ligne ! Le consentement est l’accord volontaire qu’une personne donne au moment de participer à une activité. En ligne, tout se passe très vite en un seul clic, en oubliant souvent le consentement ! Il est important que chacune et chacun restent libres de pouvoir s’exprimer sans crainte mais aussi libres de conserver sa vie privée et sa dignité. Partager une photo ou vidéo sans l’accord de la personne, c’est une atteinte à ses droits et à sa liberté : la loi condamne ces actes. »

Que dit la loi concernant le Revenge Porn ?

L’article 67 de la loi du 7 mars 2016 pour une République numérique (dite Loi Lemaire) est venu approfondir le code pénal en créant, sous les articles 226-1 et 226-2 (délit d’atteinte volontaire à l’intimité de la vie privée par transmission de propos tenus en privé ou par captation et diffusion d’image), un nouvel article 226-2-1 qui renforce les sanctions pénales dans les cas spécifiques de contenus à caractère sexuel.

Ainsi, le caractère sexuel des contenus est une circonstance aggravante puisque le délit passe dans ce contexte d’un à deux ans de prison, et de 45 000 à 60 000 € d’amende.

A retenir : La loi punit l’infraction de « Revenge Porn » indépendamment du point de savoir si la personne a donné son consentement à l’enregistrement initial de la vidéo ou des images. Le seul fait que la diffusion, notamment sur le réseau Internet, ait lieu sans le consentement de la personne suffit.

Comment faire face lorsqu’on est victime ?

1 – Garder une preuve

2 – Signaler le contenu

Comment signaler sur Instagram, Facebook, Snapchat, Youtube)

3 – Appeler Net écoute

N° VERT « NET ÉCOUTE » : 0800 200 000
Gratuit, anonyme, confidentiel et ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h