Happy slapping c'est quoi ? - e-Enfance
stop au happy slapping

Happy slapping : zoom sur un phénomène inquiétant

Reims est devenue récemment le théâtre d’une scène choquante : une jeune fille de 14 ans humiliée devant son collège, est victime de “happy slapping”. La collégienne est rouée de coups. La scène est filmée par des camarades, et la vidéo circule sur les réseaux sociaux. Zoom sur un phénomène inquiétant.

Le happy slapping, de quoi s’agit-il ? 

Le happy slapping ou “vidéo-agression” est une humiliation publique filmée à l’insu des victimes puis diffusée en ligne. Le phénomène ne date pas d’hier, mais a pris de l’ampleur avec la démocratisation des smartphones et la popularité croissante des réseaux sociaux. Le format est généralement très court (moins d’une minute). Gifles ou lynchage public, ces violences d’intensité variable sont vécues comme de véritables traumatismes. Le happy slapping touche dans 90 % des cas des jeunes entre 11 et 17 ans, aussi bien des filles (45%) que des garçons (55 %).

Une infraction lourdement sanctionnée

Le « happy slapping » est sanctionné comme un « acte de complicité des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne ». Filmer la vidéo est autant répréhensible que de commettre les violences elles-mêmes. Amendes et peines d’emprisonnement, les sanctions varient en fonction de la gravité des faits.

Le fait de diffuser la vidéo d’une agression violente est une infraction dont l’auteur peut être condamné à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Sans compter que les auteurs font souvent l’objet de représailles sur les réseaux. Tel l’arroseur arrosé, ils deviennent alors la cible de doxing (divulgation sur Internet d’informations sur l’identité et la vie privée d’un individu en vue de lui nuire), d’insultes, voire de menaces de mort.

Ayons-tous un comportement citoyen !

Partager une vidéo de happy slapping relève du cyberharcèlement !

Témoins ou victimes, ayez le bon réflexe ! Ne restez pas silencieux et contactez le 0 800 200 000, numéro gratuit, anonyme et confidentiel de la protection des mineurs sur Internet. Le service est également disponible par chat et messenger via netecoute.fr. Tiers de confiance, la plateforme met en place un dispositif d’alerte pour signaler les contenus et demander leur retrait. C’est le seul dispositif d’alerte, en lien direct avec les réseaux sociaux, les plateformes « Pharos » de la Police nationale, et « Brigade numérique » de la Gendarmerie nationale, ainsi que le 119-Enfance en danger.

Net Ecoute est fermé jusqu'au 24 août - 9h.
En cas de besoin, vous pouvez contacter la gendarmerie en ligne par chat 24h/24 : gendarmerie.interieur.gouv.fr/Brigade-numerique