Les 10-15 ans, les plus fragilisés par le premier confinement (mars-mai 2020)

A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant le 20 novembre 2020, et alors que les Français vivent une nouvelle période de confinement, l’Association e-Enfance dévoile un sondage sur les usages numériques et les cyberviolences, réalisé auprès des adolescents (10-19 ans) et leurs parents lors du premier confinement en mai dernier.

Cette enquête réalisée par OpinionWay pour l’Association e-Enfance (reconnue d’utilité publique), la référence pour la protection des mineurs sur Internet depuis 2005, démontre que la période du confinement de mars à mai 2020 a davantage impacté la tranche d’âge des 10-15 ans (collégiens).

Une augmentation des usages numériques plus marquée chez les 10-15 ans

Les parents ont peu limité l’usage des équipements numériques de leurs enfants qui ont passé plus de temps sur les écrans qu’en temps normal. Un comportement encore plus marqué chez les collégiens (10-15 ans) qui reconnaissent pour près de la moitié d’entre eux (48 %) que leurs parents ont été moins stricts. Les ados ont eu l’usage, non seulement récréatif habituel du numérique, mais aussi éducatif (7 adolescents sur 10 ont eu accès à une classe virtuelle ou des espaces d’échanges en ligne avec leurs camarades). Ils témoignent que l’usage des réseaux sociaux était surtout pour eux, un moyen rassurant de rester en contact avec leurs amis.

Le cyber-harcèlement présent dans les classes virtuelles des adolescents

Néanmoins 8 % des adolescents qui ont eu accès à des classes virtuelles, ont été témoins de cyber-harcèlement sur ces nouveaux espaces d’échanges.
Du coté des parents, parmi les problèmes en ligne fréquemment subis par les adolescents pendant le confinement, ils évoquent les cyberviolences avec une prééminence des insultes et une explosion des arnaques en ligne à destination des mineurs (22 % vs 7 % hors confinement).
Les principales raisons évoquées par les jeunes victimes de cyberviolences concernant leurs auteurs sont la jalousie et le physique. En revanche, ils mentionnent moins souvent la vengeance qu’en période normale (8 % vs 22 %), mais beaucoup plus la colère (21 % vs 13 %) ; outre l’ennui généré par le confinement, la période a pesé sur l’humeur des jeunes.

Pour 90 % des adolescents victimes de ces violences en ligne, le premier réflexe est d’en parler et majoritairement à leurs parents. Fait nouveau du confinement, ils sont beaucoup plus nombreux que d’habitude à en avoir parlé sur des forums (10 % vs 2 % hors confinement).

Samuel Comblez, Psychologue de l’enfance et de l’adolescence et Directeur des opérations de l’Association e-Enfance, analyse cette tendance : « Les ados ont besoin d’échanger avec leurs pairs, notamment pour valoriser leur sentiment d’appartenir à une communauté indépendante de la cellule familiale dont ils ont besoin de s’éloigner pour se construire. Pendant le confinement, la promiscuité a incité les jeunes à se tourner davantage vers ces communautés en ligne. Les forums sont de formidables lieux d’expérimentation qui permettent aux jeunes de s’affirmer et de se singulariser tout en se conformant au groupe dont ils partagent les valeurs. »

Impact sur les usages futurs des ados plus marqué chez les 10-15 ans

Un quart des collégiens (10-15 ans) envisage de modifier son comportement vis-à-vis de ses usages numériques et des réseaux sociaux suite au confinement, notamment de réduire son temps d’écran, une proportion plus faible du côté des lycéens (15-19 ans) (19 % vs 26 %). Leurs parents sont aussi plus nombreux que ceux des lycéens à partager cette volonté de diminuer les pratiques de leurs ados suite au « trop-plein » d’écran vécu pendant le confinement.

Cependant, signe que les usages numériques du confinement se sont installés durablement dans le quotidien des familles, la moitié des parents n’envisage pas de changer les règles et 10 % seront même plus tolérants.

Des relations sociales plus impactées pour les 10-15 ans

Près d’un tiers des collégiens (10-15 ans) ont le sentiment de s’être éloignés de leurs amis pendant le confinement, deux fois plus que les lycéens (15-19 ans) (30 % vs 16 %). Et dans le même temps, ils sont près de la moitié (45 %) à reconnaitre que la période les a rapprochés de leurs parents (vs 38 % des lycéens).

Justine Atlan, Directrice générale de l’Association e-Enfance, commente : « Le confinement a sans surprise augmenté nos usages numériques. Il a aussi favorisé un nouveau dialogue entre les parents et leurs enfants autour d’Internet, des réseaux sociaux, des jeux vidéo. Il a également redonné de la valeur à la cellule familiale. En cette période de re-confinement, nous devons rester attentifs au besoin de nos adolescents d’échanger avec leurs pairs, en particulier pour les 10-15 ans en pleine construction dans leur rapport à autrui. Un aspect qui peut les rendre plus vulnérables notamment dans un univers virtuel. »

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Synthèse étude « Usages numériques et violences en ligne pendant le confinement » auprès des 10-19 ans et leurs parents
Association e-Enfance / OpinionWay (mai 2020)

Etude réalisée du 11 au 18 mai 2020 auprès de 1005 parents et leurs adolescents 550 collégiens entre 10-15 ans, 455 lycéens entre 15-19 ans.
L’échantillon est représentatif de cette population sur les critères de sexe, d’âge, et de région des adolescents.

USAGES NUMERIQUES EN HAUSSE POUR 80 % DES ADOS ET RELACHEMENT DES REGLES FAMILIALES D’APRES 42 % D’ENTRE EUX

74 % des parents admettent que leur enfant a passé plus de temps à utiliser les équipements numériques pendant le confinement. Une tendance confirmée par les ados eux-mêmes qui déclarent à 78 % avoir passé plus d’heures sur les écrans.

Les trois raisons principales évoquées sont (i) « regarder des vidéos » 67 % (usage récréatif), (ii) « faire des recherches pour les cours » 62 % (usage éducatif), (iii) « envoyer des messages privés via les réseaux sociaux » 50 % (usage de sociabilisation). Les Lycéens estiment ainsi à 56 % avoir passé plus de temps sur les réseaux sociaux.

Les parents ont peu limité l’usage des équipements numériques de leurs enfants : d’après leurs ados, ils sont 42 % à avoir été moins stricts ; une proportion plus forte auprès des collégiens
10-15 ans (48 %) ; et pour 47 % des ados, les parents n’ont pas changé les règles.

7 adolescents sur 10 ont eu accès à une classe virtuelle ou des espaces d’échanges en ligne avec leurs camarades, en particulier au lycée (15-19 ans).

EXPLOSION DES ARNAQUES EN LIGNE

Près de 10 % des adolescents qui ont eu accès à des classes virtuelles, ont été témoins de comportements de cyber-harcèlement sur ces nouveaux espaces d’échanges.

D’après les parents, les problèmes le plus fréquemment rencontrés sont des cyberviolences (47 %) et principalement des insultes. Fait nouveau, leurs enfants ont été beaucoup plus souvent victimes d’arnaques en ligne qui ont explosé : 22 % vs 7 % hors-confinement.

Les raisons évoquées par les victimes de violences en ligne restent principalement le physique et la jalousie/l’envie (le plus souvent cités). Nouveauté : chute de la vengeance (8 % vs 22 % hors confinement) et hausse de la colère (21 % vs 13 % hors confinement).

La première raison évoquée par les auteurs qui ont posté, partagé, liké un commentaire insultant est toujours « Pour rigoler » (29 %). Nouveauté : la pression sociale chute puisque « Faire comme les autres » passe de 26 % à 9 %.

Pour 90 % des adolescents victimes de ces violences en ligne, le premier réflexe est toujours d’en parler et massivement à leurs parents. Fait nouveau, ils sont beaucoup plus nombreux à en avoir parlé sur des forums (10 % vs 2 % hors confinement).

La recherche accrue d’échanges avec les pairs, notamment en cas de confrontation à un risque sur Internet, s’explique notamment par le fait que :

UN TIERS DES 10-15 ANS SE SONT ELOIGNES DE LEURS AMIS

30 % des collégiens (10-15 ans) ont le sentiment de s’être éloignés de leurs amis, deux fois plus que les lycéens (15-19 ans) (16 %).

Pour 4 adolescents sur 10, la période les a également rapprochés de leurs parents. Ce sentiment de rapprochement vers la famille est également plus le fait des collégiens que des lycéens (45 % vs 38 %).

LES PARENTS SOUS-ESTIMENT LA CAPACITE DE LEURS ENFANTS A ETRE AUTEUR DE CYBERVIOLENCES

Ils sous-estiment toujours la capacité de leurs enfants à être auteurs de violences en ligne : leurs enfants sont 3 fois plus nombreux à déclarer avoir été auteur de cyber-harcèlement que leurs projections (12 % des ados vs 4 % des parents).

Ils identifient partiellement les raisons qui poussent les adolescents à exercer des violences en ligne : ils pensent qu’ils agissent souvent par conformité sociale.

SOLUTIONS PROPOSÉES PAR LES ADOS : DES SANCTIONS RENFORCÉES

Pour lutter contre les violences en ligne, la prévention et les sanctions ont autant d’importance aux yeux des adolescents. Ils sont plus de la moitié (56 %) à préconiser des sanctions renforcées.

ET APRES LE CONFINEMENT ? UN QUART DES 10-15 ANS VEUT MODIFIER SES USAGES

Un quart des collégiens (10-15 ans) (26 %) envisage de modifier son comportement vis-à-vis de ses usages numériques et des réseaux sociaux suite au confinement, une proportion plus faible du côté des lycéens (15-19 ans) (19 %).

Ces ados qui plébiscitent un changement, souhaitent notamment réduire le temps passé sur les écrans et les réseaux sociaux (70 %) voire même supprimer certains réseaux sociaux pour 29 % d’entre eux.

50 % des parents ne vont pas changer les règles, preuve que les usages se sont installés durablement dans le quotidien des familles. 10 % va même les assouplir.

Les parents de collégiens (10-15 ans) sont près de la moitié (45 %) à vouloir diminuer l’usage des équipements numériques pour leurs enfants suite au « trop-plein » d’écran pendant le confinement (vs 29 % de parents de lycéens 15-19 ans).

 

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Contacts Presse
Gaëlle de Montoussé – 06 09 77 51 04 – g.demontousse@e-enfance.org
Sandra Tricot – 06 65 85 85 65 – stricot@kbzcorporate.com

A propos de l’Association e-Enfance

Reconnue d’utilité publique, l’Association e-Enfance est la référence pour la protection de l’Enfance sur Internet et l’éducation à la citoyenneté numérique depuis 2005. Agréée par le Ministère de l’Education nationale, elle propose des interventions en milieu scolaire, des formations sur les risques et bons usages d’Internet et opère le numéro Net Ecoute d’assistance aux jeunes victimes de cyber-violences et de leurs parents, et de lutte contre le cyber-harcèlement.

Gratuit, anonyme et confidentiel, Net Ecoute 0800 200 000 est le numéro vert national spécialisé dans la protection des mineurs sur Internet. C’est le seul dispositif d’alerte à être en lien direct avec les réseaux sociaux, les plateformes « Pharos » de la Police nationale et « Brigade numérique » de la Gendarmerie nationale, et le 119-Enfance en danger. www.netecoute.fr




Carrefour Assurance et l’Association e-Enfance s’engagent pour sensibiliser les familles aux bons usages du numérique

Communiqué de presse 

JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LE HARCÈLEMENT 

Carrefour Assurance et l’Association e-Enfance s’engagent pour sensibiliser les familles aux bons usages du numérique 

62 % des adolescents se disent incapables de vivre sans leur smartphone plus d’une journée. Le  numérique s’est déployé massivement dans tous les foyers exposant ainsi les enfants et  adolescents à de nombreux risques. Un adolescent sur dix déclare en effet avoir été victime de  cyber-harcèlement*. Chacun à son échelle peut aider à se prémunir des dangers liés au numérique.  C’est pourquoi, Carrefour Assurance souhaite accompagner les familles au quotidien et apporter  son aide aux parents et aux enfants pour mieux appréhender les défis du numérique, devenus aujourd’hui un enjeu de santé publique et éducatif. A l’occasion de la Journée de la lutte contre le  harcèlement et le confinement favorisant l’exposition aux écrans, Carrefour Assurance et l’Association e-Enfance présentent Les Cliquadonffe, les chroniques d’une famille connectée, un  outil pour sensibiliser avec pédagogie et humour tous les membres de la famille aux bons usages du numérique. 

Sensibiliser les familles aux bonnes pratiques du numérique 

A l’occasion de la Journée de la lutte contre le harcèlement entre élèves le 5 novembre, qui devient  cette année une Journée Mondiale sous l’égide de l’UNESCO, Carrefour Assurance s’engage aux côtés de l’Association e-Enfance pour sensibiliser les enfants, les adolescents et leurs parents aux bonnes  pratiques du numérique. Reconnue d’utilité publique, l’Association e-Enfance propose depuis 15 ans  des ateliers de sensibilisation aux bons usages d’Internet et à tous les risques de cyberviolences.  Agréée par le Ministère de l’Education Nationale, elle intervient en milieu scolaire auprès des enfants  et adolescents, et propose des formations aux parents et à tous les professionnels. Partenaire officiel  du Ministère de l’Education nationale depuis 2011 dans le cadre de la prévention et de la lutte contre  le cyber-harcèlement, elle opère le numéro vert national gratuit et confidentiel 0800 200 000 de  conseil et d’assistance aux jeunes victimes et aux parents. 

Au-delà de la protection en cas de sinistre, Carrefour Assurance souhaite être acteur de la  prévention, en protégeant et en accompagnant ses clients au quotidien grâce à une prise en charge  adaptée à tous leurs besoins, même immatériels. L’objectif de ce partenariat est  d’accompagner l’ensemble des familles tout au long de l’année, par la mise en relation avec le service Net Écoute 0800 200 000 et par des conseils clés via des guides thématiques et  pédagogiques adaptés à l’usage de chacun sous forme de BD. 

La famille Cliquadonffe, un outil pédagogique pour tous  

Chaque mois Carrefour Assurance partage avec ses clients et partenaires les chroniques de la famille  Cliquadonffe sur son site assurance.carrefour.fr qui met en scène une famille connectée où chacun  peut se retrouver : les parents sont présents sur les réseaux sociaux et sont friands des nouvelles  technologies, les enfants rivés en permanence sur leur smartphone. De nombreux thèmes sont  abordés, accompagnés des conseils d’un expert de l’Association e-Enfance. La première BD, sortie en  octobre, évoque l’hyper-connexion à laquelle chaque membre de la famille peut être exposé. Celle  de novembre sensibilise au cyber-harcèlement et transmet des conseils pour y faire face. Le contenu  s’adresse aux parents mais aussi aux plus jeunes, à travers des scénarios quotidiens traités avec  humour et pédagogie afin de permettre à tous de mieux comprendre et garder le contrôle du numérique, sans porter de jugement sur des comportements que nous partageons tous.

 

Et si un enfant est témoin ou victime de cyber-harcèlement, la plateforme  Net Ecoute 0800 200 000 de lutte contre le cyber-harcèlement opérée par  l’Association e-Enfance, prend en charge les jeunes victimes et leurs parents  en leur apportant assistance et conseils. Elle les accompagne sur toutes les  problématiques rencontrées dans leurs usages numériques. Tiers de  confiance, elle signale directement les contenus inappropriés auprès des  services de modération des plateformes et des réseaux sociaux. Gratuit,  anonyme et confidentiel, le service est également disponible par mail, chat ou  messenger de 9h à 20h du lundi au samedi.

* Etude Association e-Enfance / Lab Heyme / OpinionWay (2020) 

 

A propos de Carrefour en France 

En France, Carrefour est présent au travers de 4 formats (hypermarché, supermarché, proximité, cash&carry) et plus de 5  200 magasins. Depuis soixante ans, Carrefour s’affirme comme le partenaire de la vie quotidienne de millions de clients en  leur proposant un large choix de produits et de services au meilleur prix. Pour répondre aux nouveaux modes de  consommation et faciliter les courses de ses clients, Carrefour développe des solutions multicanales (e-commerce, Drive,  Click and Collect, livraison express, applications mobiles). Carrefour emploie 105 000 collaborateurs et accueille chaque jour  plus de 3 millions de clients en France. 

Pour plus d’informations : www.carrefour.com (espace presse), www.carrefour.fr ou pour nous suivre sur Twitter :  @CarrefourFrance, @GroupeCarrefour.  

Carrefour Assurance, enregistrée sous la dénomination sociale CARMA, est la société d’assurances du groupe Carrefour,  détenue par le groupe Carrefour à 50.01 % et COVEA COOPERATIONS (groupe d’assurance des marques MMA , MAAF et GMF) à 49.99 %. CARMA développe depuis plus de 30 ans un écosystème de solutions et services multi-canal et multi-format dans le prolongement naturel de l’offre de Carrefour en France et en Espagne. Carrefour Assurance couvre plus de 2 millions de  clients sur les assurances automobile, habitation, prévoyance/santé, animaux, panne/casse/vol des appareils du foyer,  cartes et crédits PASS. 

A propos de l’Association e-Enfance 

Reconnue d’utilité publique, l’Association e-Enfance est la référence pour la protection des mineurs sur Internet depuis  2005. Agréée par le Ministère de l’Education nationale, elle propose des interventions en milieu scolaire, des formations sur les risques et bons usages d’Internet et opère le numéro national Net Ecoute de lutte contre le cyber-harcèlement. 

Gratuit, anonyme et confidentiel, Net Ecoute 0800 200 000 est le numéro vert spécialisé dans la protection des mineurs sur  Internet. C’est le seul dispositif d’alerte à être en lien direct avec les réseaux sociaux, les plateformes « Pharos » de la Police  nationale et « Brigade numérique» de la Gendarmerie nationale, et le 119-Enfance en danger. Il est également soutenu par  la Commission Européenne dans le cadre de son programme Safer Internet et par la DILCRAH (Délégation Interministérielle de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie). 

 

Service de presse Carrefour
presse_france@carrefour.com – 01 58 47 88 80
Service de presse Association e-Enfance
Gaëlle de Montoussé
g.demontousse@e-enfance.org – 06 09 77 51 04




Facebook et Instagram, avec l’Association e-Enfance, l’association Génération Numérique et l’UNAF

Facebook et Instagram, avec l’Association e-Enfance, l’association Génération Numérique et l’UNAF, lancent le Club des Parents Connectés, une initiative pour accompagner les parents sur tous les enjeux numériques 

Imaginé et lancé avec les associations e-Enfance, Génération Numérique et l’UNAF, Le “Club des Parents Connectés” a pour mission de répondre aux interrogations que rencontrent les parents avec leurs enfants sur l’ensemble des outils digitaux et questions numériques (réseaux sociaux, jeux vidéo, temps passé…), avec : 

  • Un groupe Facebook accessible à tous, administré et modéré par des experts d’horizons différents réunis pour accompagner les parents, conçu comme un lieu d’échanges directs et sans tabous entre les parents, les associations et les experts, pour poser toutes les questions du quotidien, partager les expériences et recueillir des conseils. Sur ce groupe, les parents trouveront  des ressources pédagogiques  en vidéo pour apprendre les bases du numérique avec des témoignages d’experts, de parents tout comme d’adolescents.
  • Le lancement du site internet « En Ligne et en Sécurité » regroupant les ressources des partenaires, des guides pratiques créés par Facebook et Instagram, des tutoriels et autres conseils concrets  sur le numérique rien que pour les parents.
  • En complément, le lancement d’un nouveau type de groupes « Education/Parent » au sein de la fonctionnalité Groupes sur Facebook destinée aux parents, offrant de nouvelles fonctionnalités pour plus simplement partager leur parcours personnel, identifier facilement des contenus qui sont importants pour eux, et rechercher ou partager des conseils avec d’autres.

 

Un constat : les parents ont besoin d’aide et d’accompagnement autour du numérique

 Depuis quelques années et plus particulièrement depuis le confinement de mars dernier, les Français ont de plus en plus utilisé les réseaux sociaux pour conserver le lien familial, et prendre des nouvelles des proches ou s’informer sur ce qui leur tenait  à cœur. Selon une récente étude menée par Ipsos pour Facebook du 21 octobre au 4 novembre 2019 : 

  • 89% des enfants de 7 à 12 ans ont aujourd’hui accès à un smartphone ou une tablette. 62% possèdent d’ailleurs leur propre matériel avec 53% d’entre eux qui s’en servent quotidiennement.
  • Pourtant, si toute une génération semble s’être adaptée à ces nouveaux usages, leurs parents se sentent parfois encore peu armés pour accompagner leurs enfants face à cette nouvelle réalité virtuelle. 83% des parents aimeraient contrôler et accompagner davantage l’expérience en ligne de leurs enfants.

 

Pour Justine Atlan, Directrice Générale de l’Association e-Enfance : “Avec le confinement, le numérique s’est infiltré durablement dans les foyers et dans nos usages. Notre numéro vert Net Ecoute a connu une hausse de 30% des sollicitations pendant le confinement, essentiellement due aux adolescents livrés à eux-mêmes sur les réseaux sociaux. Les parents n’ont pas toujours les clés pour accompagner leurs enfants et expriment le besoin de mieux comprendre leurs pratiques et les enjeux. Le Club des Parents Connectés est une initiative utile qui s’inscrit dans notre travail quotidien d’éducation à la citoyenneté numérique dès le plus jeune âge.”

Pour Cyril Di Palma, Délégué Général de l’association Génération Numérique :“Génération Numérique salue l’initiative du Club des Parents Connectés. Il est en effet crucial de rassembler les acteurs de l’éducation au sein d’un même lieu numérique dédié à la parentalité, pour accompagner les parents dans l’ensemble des enjeux numériques fondamentaux auxquels ils sont confrontés, leur donner des clés de dialogue avec leurs enfants, et leur permettre de partager entre pairs. Cette initiative est au cœur du projet de Génération Numérique. Ça n’est qu’ensemble, acteurs privés, institutionnels et éducateurs que nous pourrons relever ce défi majeur pour les générations à venir. “

 Le Club des Parents Connectés, un groupe Facebook et un site dédiés pour aider les parents

 Les groupes Facebook répondent aux besoins des parents : ils sont plus de 2 millions en France à déjà faire partie de groupes de parents en quête d’inspiration sur Facebook pour guider leurs enfants – sur 28 millions de membres de groupes Facebook en France – un phénomène amplifié pendant le confinement avec plus de 700 000 nouveaux inscrits sur des groupes de parents sur Facebook. 

 Avec le groupe Facebook du Club, les parents pourront découvrir chaque jour des ressources et des conseils d’associations et d’experts. Au sein de ce groupe, les parents pourront échanger avec des experts, poser leurs questions et participer à des « cafés virtuels » avec les équipes de Facebook et les associations référentes pour partager des moments conviviaux entre parents.

 “Ce club, composé d’experts et d’associations spécialisées dans les usages numériques, veut soutenir les parents face aux changements liés aux outils numériques. Facebook veut leur donner les clés pour en comprendre les ressorts dans le but d’accompagner au mieux leurs enfants. Je suis moi-même maman de 4 enfants et les groupes de soutien et d’échange sont une source essentielle de partage et d’inspiration pour moi.” selon Michelle Gilbert, Directrice de la communication de Facebook en France et en Europe du Sud.

Facebook lance également le nouveau site internet « En Ligne et en Sécurité »,  qui met à disposition des parents et des éducateurs de nombreuses ressources, guides, et vidéos pour faciliter les conversations avec les enfants sur les sujets suivants : les fondations, le bien-être, l’engagement, l’autonomie et les opportunités autour du numérique. 

 Pour Olivier Gérard de l’Unaf : “Les familles sont au cœur de la révolution numérique. En effet, le déploiement des écrans et des outils numériques au sein des familles influe sur le quotidien et les relations familiales, et devient ainsi un enjeu majeur d’accompagnement à la parentalité. C’est pourquoi, en complément du site « Mon enfant et les écrans » et de nos diverses actions de parentalité numérique, rejoindre l’initiative du Club des Parents Connectés est pour l’UNAF une belle opportunité d’accompagner les parents plus largement sur les enjeux du numérique, surtout dans le contexte que nous traversons actuellement.” 

Le Club des Parents Connectés, les experts au service des parents

Avec ce Club, les parents pourront découvrir de nombreuses ressources, notamment des interviews vidéo d’experts et d’associations. Parmi les invités de cette première édition dédiée au harcèlement en ligne :

  • Justine Atlan, Directrice Générale de l’Association e-Enfance, association de référence dans la protection des mineurs sur Internet,  qui propose depuis 15 ans des ateliers de sensibilisation aux bons usages d’Internet et à tous les risques de cyberviolences. Agréée par le Ministère de l’Education Nationale, elle intervient en milieu scolaire auprès des enfants et adolescents, propose des formations aux parents et à tous les professionnels. Partenaire officiel du Ministère de l’Education nationale depuis 2011 dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le cyber-harcèlement, elle opère le numéro vert national 0800 200 000 de conseil et d’assistance aux jeunes victimes et aux parents.
  • Olivier Barbin, fondateur de la communauté Je suis Papa, une communauté animée par des parents et pour des parents sur laquelle on retrouve plein d’astuces pour mieux vivre la parentalité au quotidien.
  • Olivier Gérard, le coordonnateur du pôle « Médias et usages du numérique » de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), institution engagée avec et pour les familles depuis 1945, est l’expert des réalités de vie des familles. Reconnue d’intérêt général, elle est le porte-parole officiel des familles auprès des pouvoirs publics.
  • Jennifer Hanna, aka @jen_hnna sur Instagram a 19 ans et vit à Paris. Après l’obtention de son bac, Jennifer a décidé de prendre une année sabbatique afin de se découvrir et de choisir sa future voie professionnelle. Jennifer est très engagée sur le sujet du bien-être en ligne : elle a notamment  réalisé une vidéo IGTV sur la confiance en soi afin d’ouvrir un débat positif et donner des clés à sa communauté.
  • Michelle Gilbert, Directrice de la Communication de Facebook en France et en Europe du Sud pour découvrir les ressources à la disposition des parents : et mère de 4 enfants, dont 3 adolescents. Elle est quotidiennement au contact des acteurs qui s’engagent, comme les associations de protection de l’enfance, enseignants, experts français et internationaux, sociologues et parents.

 

Les Groupes Facebook  – Plus de 2 millions de Français font partie de groupes de parents actifs sur Facebook

 En complément du lancement du Club des Parents Connectés, Facebook déploie en France un nouveau format de groupes nommé « Education/Parent »  pour aider les parents qui discutent déjà dans des groupes Facebook existants sur le sujet de la parentalité numérique avec des fonctionnalités inédites dont :

  1. Une fonctionnalité pour partager une publication anonymement pour permettre aux membres d’un groupe de parents de publier des messages sensibles sans révéler leur identité. 
  2. Nous ajoutons de nouveaux badges aux groupes de parents, afin que les membres puissent choisir de s’identifier auprès des membres du groupe en fonction de l’étape à laquelle ils se trouvent dans leur parcours de parent.
  3. Une fonctionnalité de mentorat : les administrateurs des groupes de parents peuvent désormais choisir et créer un programme de mentorat en ligne.



Harcèlement en ligne : Bodyguard mobilise son écosystème pour lutter contre ce fléau intergénérationnel

Harcèlement en ligne : Bodyguard mobilise son écosystème pour lutter contre ce fléau intergénérationnel

A la veille de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, Bodyguard revient sur les enjeux du harcèlement en ligne et sur les solutions capables d’aider les usagers, notamment les plus jeunes, à se prémunir

Nice, le 4 novembre 2020 – Si le premier épisode du confinement a fait la part belle aux réseaux sociaux et aux avantages qu’ils présentent pour le maintien des liens sociaux, celui-ci est également à l’origine d’une recrudescence des contenus haineux et du harcèlement en ligne. Alors que la France entre dans une nouvelle phase de confinement et à la veille de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, Bodyguard mobilise son écosystème – partenaires mais aussi influenceurs utilisateurs de l’application – pour souligner l’urgence de sensibiliser les usagers de 7 à 77 ans, aux risques que représente le harcèlement, que ce soit à l’école, à la maison ou sur le lieu de travail.

Un problème social qu’il convient de définir

En partant du constat que les contenus haineux sur les réseaux sociaux ont augmenté de 60% durant la première vague de confinement, Bodyguard s’engage plus que jamais dans la lutte contre ce phénomène aux multiples facettes. Des propos homophobes aux propos racistes, en passant par les attaques liées à la morphologie des individus, Bodyguard souligne avant tout l’importance de distinguer les différentes terminologies rattachées à ce phénomène du 21ème siècle afin de mieux sensibiliser l’ensemble de la population.

En effet, s’il arrive que le débat public confronte lutte contre la haine en ligne et liberté d’expression, pour Bodyguard, ces deux notions doivent être détachées afin d’endiguer la première et de défendre la seconde. Comme le rappelle Charles Cohen, fondateur et développeur de l’application Bodyguard, le cyber harcèlement correspond au fait d’envoyer de façon répétitive des contenus à un même individu tandis que les contenus haineux sont des contenus à caractère offensif. Chez Bodyguard, ce sont contre ces propos et comportements inappropriés que la bataille est menée.

« Harceler une personne sous couvert d’anonymat n’est pas de la liberté d’expression. Nous libérons la parole de ceux qui se savent protégés et nous voulons justement, avec Bodyguard, empêcher l’autocensure qui se répand de plus en plus au sein des jeunes populations. », rappelle Charles Cohen, fondateur de Bodyguard

Bodyguard, une solution technologique au service de l’humain

Pour mener à bien cette mission, Bodyguard s’appuie sur une technologie guidée avant tout par l’humain. En effet, l’application gratuite au plus de 50 000 utilisateurs, se distingue du machine ou du deep learning – plus communément adopté par les géants du numérique – grâce à une technologie unique développée par les équipes internes. Maîtrisée et participative, cette technologie permet d’identifier la tonalité des propos et le(s) destinataire(s) sans empiéter sur la liberté d’expression de chacun. Nourrie par les équipes de Bodyguard de façon collaborative, les lignes de code et les règles sont toujours définies par l’être humain et permettent ainsi d’identifier les différentes formulations de haine, en constante évolution à l’instar des langues vivantes.

Les adolescents, en première ligne face au cyberharcèlement

A l’ère où les réseaux sociaux font partie intégrante du quotidien, il est urgent de se mobiliser pour préserver la bienveillance sur internet. En effet, alors qu’une étude menée par l’Association e-Enfance, le partenaire officiel du Ministère de l’éducation nationale dans la lutte contre le cyber-harcèlement, souligne qu’un adolescent sur dix déclare avoir été victime de cyber-harcèlement au cours des derniers mois, Bodyguard et l’Association e-Enfance décident d’allier leurs forces dans le cadre d’un nouveau partenariat.

Acteur de référence de la protection des mineurs sur Internet, l’Association e-Enfance opère le numéro vert national 0800 200 000 de lutte contre le cyber-harcèlement qui apporte conseil et assistance aux jeunes victimes et à leurs parents. L’objectif de ce partenariat est de mutualiser leurs expertises, à la fois technologiques et humaines, pour protéger plus efficacement les plus jeunes contre la haine en ligne et le cyber-harcèlement.

« Notre numéro vert Net Ecoute a enregistré une hausse de 30 % des sollicitations pendant le confinement, essentiellement due aux adolescents livrés à eux-mêmes sur les réseaux sociaux. La rentrée de septembre confirme cette tendance avec une progression de 26 % des cas de cyber-harcèlement par rapport à 2019. Ce nouveau confinement fait planer son lot de menaces. Même si les parents en sont conscients, ils sont parfois démunis pour accompagner au mieux leurs enfants. Ce partenariat permettra d’apporter une solution concrète destinée à toute la famille pour renforcer la sécurité des jeunes sur les réseaux sociaux. », commente Justine Atlan, Directrice générale de l’Association e-Enfance

Changer les mentalités pour mettre fin à la haine

De la sensibilisation des parents à la diversification des différents univers virtuels, Bodyguard est à l’écoute des problématiques sociétales et a annoncé, ce jour, accorder une attention particulière à l’univers du gaming, régulièrement victime de misogynie. En effet, alors que cette catégorie compte de plus en plus de joueuses, la communauté Stream’Her – par et pour les streameuses – s’associe à Bodyguard pour contribuer au développement de la catégorie « Misogynie », disponible dès aujourd’hui sur l’application. Destinée à protéger les utilisatrices de la plateforme de gaming Twitch des propos haineux, cette association d’expertises rappelle à nouveau le champ des possibles offerts par les nouvelles technologies lorsqu’elles sont portées par des valeurs de bien commun. 

« En ligne, les femmes reçoivent une multitude de contenus haineux propres à leur genre. Collaborer sur le développement d’une catégorie « Misogynie » dans l’application Bodyguard est un pas de plus dans la lutte contre ces comportement néfastes sur les réseaux sociaux. Chez Stream’Her – communauté d’entraide et de mise en avant des streameuses de tout domaine – nous partageons des valeurs communes avec Bodyguard et sommes fières de nous y associer pour mener des actions concrètes comme celle-ci. »  indique Chloé, Fondatrice de Stream’Her, communauté de streameuses

Dans un contexte de crise qui touche l’ensemble de la population, Bodyguard continue de mobiliser les expertises pour protéger chaque individu des dangers provoqués par la haine en ligne. Pour aller plus loin, le fondateur de l’application, Charles Cohen, annonce également le développement, dans les prochaines semaines de solutions toujours plus adaptés aux besoins des individus mais aussi des organisations avec :

  • Le développement d’une offre Famille à destination des parents
  • Le développement d’une offre BtoB à destination des professionnels
  • L’intégration de nouvelles langues pour détecter toujours plus de contenus haineux
  • L’intégration de nouvelles fonctionnalités, en partenariat avec l’Association e-Enfance

Le replay du talk « Harcèlement en ligne : un fléau intergénérationnel », sera bientôt disponible ici

Contacts presse

Hopscotch pour Bodyguard

Marlène Para – 01 41 34 23 74 – mpara@hopscotch.fr
Tansu Yuksel – 01 41 34 18 59 – tyuksel@hopscotch.fr

A propos de l’Association e-Enfance

Reconnue d’utilité publique, l’Association e-Enfance est la référence pour la protection des mineurs sur Internet depuis 2005. Agréée par le Ministère de l’Education nationale, elle propose des interventions en milieu scolaire, des formations sur les risques et bons usages d’Internet et opère le numéro Net Ecoute de lutte contre le cyber-harcèlement.

Gratuit, anonyme et confidentiel, Net Ecoute 0800 200 000 est le numéro vert national spécialisé dans la protection des mineurs sur Internet. C’est le seul dispositif d’alerte à être en lien direct avec les réseaux sociaux, les plateformes « Pharos » de la Police nationale et « Brigade numérique » de la Gendarmerie nationale, et le 119-Enfance en danger.  www.e-enfance.org

Pour plus d’informations sur Bodyguard, rendez-vous sur https://www.bodyguard.ai/




5 novembre 2020, Journée nationale « Non au harcèlement »

Tous ensemble luttons contre le harcèlement en ligne

Engagée depuis plus d’un an auprès de l’Association e-Enfance, la référence de la protection des mineurs sur Internet, TikTok soutient l’Association dans sa mission de sensibilisation des publics – particulièrement les plus jeunes et leurs parents – aux bons usages du numérique. Il s’agit notamment de leur apprendre à réagir face à une situation de cyber-harcèlement, et de prévenir les comportements à risque.

Cet engagement s’est renforcé en septembre dernier, TikTok devenant Partenaire officiel de l’Association. La plateforme apporte ainsi un soutien durable aux opérations de sensibilisation et de prévention menées en milieu scolaire et à sa ligne d’écoute nationale 0800 200 000 de lutte contre le cyber-harcèlement qui apporte aide et assistance aux jeunes victimes et à leurs parents. Ces initiatives font écho à l’approche éducative de la sécurité et du bien-être digital prônée par TikTok.

Le 5 novembre, dans le cadre de la journée nationale « Non au harcèlement » soutenue par le Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, TikTok et l’Association e-Enfance, qui est le partenaire officiel du Ministère de l’Éducation nationale dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le cyber-harcèlement entre élèves, se mobilisent une nouvelle fois. L’objectif est de prévenir toutes les formes de harcèlement, faire en sorte que les victimes directes et indirectes puissent trouver le réconfort et l’accompagnement nécessaire, et reprendre le contrôle de leur vie numérique. Dans cette démarche de sensibilisation et de lutte contre le harcèlement, plateformes, associations, institutions, parents et utilisateurs dans leur ensemble ont chacun un rôle actif à jouer.

Une approche éducative de la sécurité en ligne et du bien-être digital

Pour proposer une expérience en ligne positive et sereine, l’implication de tous est nécessaire.

Ainsi, le Mode Connexion Famille développé par TikTok s’adresse aux parents et leur propose une nouvelle approche afin d’aider leurs adolescents à naviguer de façon maîtrisée tout en gardant le contrôle de leurs interactions et de leur temps d’écran. 

Ici les parents jouent un rôle moteur et accompagnent leurs adolescents dans la découverte du monde numérique, de ses usages, de ses règles. Cette fonctionnalité, qui vise à sensibiliser les utilisateurs les plus jeunes, permet d’engager un dialogue parents/enfants constructif.

Aussi, la compréhension de la plateforme par les parents est essentielle pour sensibiliser leurs adolescents à la maîtrise de leur expérience en ligne.

C’est pourquoi, TikTok a développé un Portail Parents dédié. Ils accèdent alors à une présentation détaillée de l’application et retrouvent les réponses à leurs questions concernant la vie numérique de leurs adolescents ainsi que l’ensemble des fonctionnalités proposées pour une expérience en ligne sereine. Ils peuvent également retrouver de nombreux conseils en consultant le Guide TikTok à destination des parents, réalisé en partenariat avec l’Association e-Enfance, et accessible en téléchargement gratuit. 

Sur TikTok, la sécurité et le bien-être de nos utilisateurs est au cœur de nos préoccupations

La sécurité en ligne et la protection de ses utilisateurs, notamment les plus jeunes, a toujours été une priorité absolue pour TikTokAinsi, TikTok promeut un environnement sûr et bienveillant, où chacun est libre de laisser exprimer sa créativité, d’être qui il est sans craindre d’être humilié, intimidé ou harcelé. Pour favoriser et maintenir cet esprit unique, TikTok a développé et mis en place des politiques et fonctionnalités avancées. Les Règles Communautaires, véritable code de conduite sur la plateforme, présentent de façon claire les comportements et contenus qui sont attendus de la part des utilisateurs. 

Ainsi, nous supprimons toutes les expressions d’abus, y compris les menaces violentes, le harcèlement sexuel, les déclarations désobligeantes concernant l’apparence, l’intellect, les traits de personnalité par exemple. Nous ne tolérons aucun contenu qui attaque ou incite à la violence contre un individu ou un groupe d’individus. Nous les supprimons de notre plateforme. 

Aussi, si un utilisateur venait à être victime de cyber-harcèlement nous souhaitons qu’il ne reste pas isolé face à cette situation et lui recommandons d’en parler avec ses proches et de contacter le numéro vert national Net Ecoute 0800 200 000 de lutte contre le cyber-harcèlement, opéré par l’Association e-Enfance. Gratuit, anonyme et confidentiel, le service est aussi disponible par mail, chat et messenger 9h à 20h du lundi au samedi. 

Enfin, nous invitons les utilisateurs, victimes ou témoins, à signaler tout contenu ou comportement directement depuis l’application. Il sera alors soumis à nos équipes et supprimé s’il enfreint nos règles communautaires.

En complément, de nombreuses fonctionnalités sont proposées aux utilisateurs afin qu’ils prennent le contrôle de leur expérience numérique. Parmi elles l’accessibilité à la fonctionnalité de Messagerie Direct au plus de 16 ans exclusivement; la possibilité de restreindre la visibilité de ses vidéos à son seul cercle d’amis ou bien encore de ne pas autoriser les commentaires sous ses vidéos.  L’ensemble de ces fonctionnalités de sécurité et de bien-être digital est à retrouver sur le Portail TikTok pour les jeunes accessible directement sur le site TikTok.com et dans les paramètres de l’application.

Victime ou témoins de cyber-harcèlement : les conseils de l’Association e-Enfance  

– Parlez-en à une personne de confiance 

– Gardez des preuves (faites des captures d’écran sur l’ordinateur ou le smartphone)

– Bloquez le ou les comptes malveillants 

– Faites un signalement en ligne sur la plateforme TikTok pour stopper la diffusion du contenu inapproprié (fonctionnalité anonyme pour signaler un contenu ou un utilisateur abusif)

– Portez plainte si cela s’avère nécessaire 

– À tout moment, appelez le numéro vert national 0800 200 000 de protection des mineurs sur Internet qui vous apportera conseil et assistance.

A propos de l’Association e-Enfance 

Reconnue d’utilité publique, l’Association e-Enfance est la référence pour la protection des mineurs sur Internet depuis 2005. Agréée par le Ministère de l’Education nationale, elle propose des interventions en milieu scolaire, des formations sur les risques et bons usages d’Internet et opère le numéro national Net Ecoute de lutte contre le cyber-harcèlement. 

Gratuit, anonyme et confidentiel, Net Ecoute 0800 200 000 est le numéro vert national spécialisé dans la protection des mineurs sur Internet. C’est le seul dispositif d’alerte à être en lien direct avec les réseaux sociaux, les plateformes de signalement de la Police nationale (Pharos), de la Gendarmerie nationale (Brigade numérique) et le 119-Enfance en danger.




Hausse confirmée du cyber-harcèlement à la rentrée 2020

En un an, les cas de cyber-harcèlement ont connu une hausse de 26 % par rapport à septembre 2019.

A l’approche de la première Journée Internationale de lutte contre le harcèlement à l’école le 5 novembre, l’Association e-Enfance dresse un premier bilan des tendances enregistrées sur sa plateforme Net Ecoute 0800 200 000 depuis le confinement et révèle une étude sur les cyberviolences. 

1- Bilan de la plateforme Net Ecoute 0800 200 000

Pendant le confinement, la plateforme d’écoute de l’Association e-Enfance, la référence pour la protection des mineurs sur Internet, avait enregistré une augmentation de 30 % de ses sollicitations générant deux fois plus de signalements aux plateformes. De nombreux comptes ont ainsi été fermés en coopération avec Snapchat et Instagram notamment, en raison de cyberviolences avérées telles que le chantage sexuel à la webcam (sextorsion), le revenge porn, ou encore l’identification de comptes « Ficha ». Les appels concernant le harcèlement à l’école avaient logiquement chuté sur cette période avec un report vers des cas de cyber-harcèlement.

Depuis le dé-confinement, les tendances enregistrées pendant le confinement sur Net Ecoute se confirment avec toujours une hausse des sollicitations liées au cyber-harcèlement (+ 26 % par rapport à septembre 2019) suivi par la violation des données personnelles. Le chantage sexuel à la webcam demeure encore le motif de signalement le plus fréquent qui touche souvent des garçons de 14 ans. La proportion des cas de harcèlement à l’école enregistrés à la rentrée scolaire 2020 remonte légèrement mais sans retrouver les niveaux de septembre 2019 qui restent inférieurs de moitié.

La période de confinement a marqué une nouvelle ère où le numérique s’est déployé massivement dans tous les foyers et s’est renforcé dans tous les usages. Les risques sont importants pour des adolescents qui font leurs premières expériences dans la sphère numérique, seuls sur leur smartphone.

2- Etude sur les cyberviolences

L’étude réalisée avec OpinionWay par l’Association e-Enfance et le Lab Heyme révèle ainsi qu’un adolescent sur dix déclare avoir été déjà victime de cyber-harcèlement. 

Les raisons principalement évoquées par les victimes sont la « Jalousie/l’envie », le physique (« Apparence physique » et « Look » vestimentaire) et la « Vengeance ». 

Coté auteurs, « Pour rigoler » et « Faire comme les autres » sont les premières raisons évoquées par les jeunes qui ont liké, commenté ou partagé un commentaire insultant.

Et pourtant, d’après cette même étude, certains actes de cyber-harcèlement ne sont toujours pas identifiés comme des actes malveillants par les adolescents. Pour 15 % d’entre eux, « liker » un commentaire insultant n’est pas considéré comme du cyber-harcèlement.

Justine Atlan, Directrice générale de l’Association e-Enfance commente : « La période difficile que nous traversons entraine toujours plus de tensions qui se répercutent aussi sur les réseaux sociaux. Le confinement a fait basculer durablement nos pratiques, intégrant encore davantage la dimension numérique dans notre quotidien. Nous devons rester vigilants sur les conséquences qui ne sont pas encore visibles de façon définitive pour les enfants et les adolescents. Il convient de rester attentifs comme nous le faisons chaque jour sur notre ligne d’appel 0800 200 000. »

 

Synthèse de l’étude Association e-Enfance / Lab Heyme / OpinionWay (2020)

ETAT DES VIOLENCES EN LIGNE 

1 adolescent sur dix déclare avoir été déjà victime de cyber-harcèlement.

⮚ Les raisons principalement évoquées par les victimes sont :

  • Le physique (« Apparence physique » et « Look » vestimentaire) : 42 %
  • La « Jalousie/l’envie » : 39 % 
  • La « Vengeance » : 22 % 

⮚ Les premières raisons évoquées par les auteurs qui ont posté, partagé, liké un commentaire insultant sont :

  • « Pour rigoler » : 27 % 
  • « Faire comme les autres » : 26 % 

15 % des adolescents estiment que « liker » un commentaire insultant n’est pas considéré comme du cyber-harcèlement.

21 % des adolescents déclarent connaitre un proche ayant déjà été victime de cyberviolences.

Pour 9 adolescents sur 10 victimes de ces violences en ligne, le premier réflexe est d’en parler et majoritairement à leurs parents.

ROLE DES PARENTS 

⮚ Ils sous-estiment la capacité de leurs enfants à être auteurs de violences en ligne : leurs enfants sont 2 X plus nombreux à déclarer avoir été auteur de violences en ligne que leurs projections.

⮚ Ils identifient partiellement les raisons qui poussent les adolescents à exercer des violences en ligne : ils pensent qu’ils agissent majoritairement par conformité sociale.

56 % des adolescents auteurs de violences n’ont eu aucune sanction ni subi aucune conséquence suite à leur acte. Seulement 26 % ont été sanctionnés, parmi eux 22 % par leurs parents versus 4 % par l’établissement scolaire.

⮚ Pourtant la responsabilisation a un réel impact : 9 adolescents auteurs sur 10 ayant subi une conséquence de leur acte reconnaissent avoir pris conscience de leur geste.

SOLUTIONS PROPOSEES : Plus de règles et de sanctions 

⮚ Pour limiter les violences en ligne, les adolescents évoquent spontanément et massivement des méthodes coercitives avec un besoin de « Règles » 41 %, suivi de « Limiter l’usage / le temps de connexion » 24 %, puis davantage de « Surveillance / Contrôle » 17 %. 

Parents et adolescents s’accordent sur un besoin de « Renforcer les sanctions à l’égard des auteurs de violences en ligne » 68% (parents), 65 % (adolescents).

La synthèse de l’étude Association e-Enfance / Lab Heyme / OpinionWay (2020) est disponible sur demande auprès de g.demontousse@e-enfance.org

 

Contacts Presse

Gaëlle de Montoussé – 06 09 77 51 04 – g.demontousse@e-enfance.org
Sandra Tricot – 06 65 85 85 65 – stricot@kbzcorporate.com

A propos de l’Association e-Enfance 

Reconnue d’utilité publique, l’Association e-Enfance est la référence pour la protection des mineurs sur Internet depuis 2005. Agréée par le Ministère de l’Education nationale, elle propose des interventions en milieu scolaire, des formations sur les risques et bons usages d’Internet et opère le numéro Net Ecoute de lutte contre le cyber-harcèlement.

Gratuit, anonyme et confidentiel, Net Ecoute 0800 200 000 est le numéro vert national spécialisé dans la protection des mineurs sur Internet. C’est le seul dispositif d’alerte à être en lien direct avec les réseaux sociaux, les plateformes « Pharos » de la Police nationale et « Brigade numérique » de la Gendarmerie nationale, et le 119-Enfance en danger.




Inauguration de l’Ecole des Réseaux Sociaux pour lutter contre le cyberharcèlement dès la primaire

Inauguration de l’Ecole des Réseaux Sociaux pour lutter contre le cyberharcèlement dès la primaire

Cette initiative portée par eduPad et European Schoolnet inaugure une nouvelle plateforme de ressources à destination des parents et enseignants, pour les aider à accompagner leurs enfants sur les réseaux sociaux.

Un élève de 6ème sur deux a déjà un compte sur les réseaux sociaux*, bien avant l’âge légal fixé à 13 ans. 1 adolescent sur dix déclare avoir déjà été victime de violences en ligne**. Parce qu’ils ne sont pas préparés à faire face à des situations qui les dépassent, l’Ecole des Réseaux Sociaux propose d’outiller les éducateurs, enseignants et parents, pour les accompagner dans un usage responsable des outils numériques avec les enfants dès le CM1-CM2.

A l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, parents et enseignants sont invités à découvrir l’Ecole des Réseaux Sociaux lors de son inauguration qui se déroulera le 5 novembre à 18h00. L’événement en ligne vous offrira l’opportunité d’échanger avec un panel d’experts de l’éducation formelle et informelle, avec et par le numérique afin d’aider à mieux accompagner les enfants à se protéger et avoir un comportement bienveillant.

Lien pour s’inscrire à l’évènementhttps://bit.ly/3moHzUo

L’Ecole des Réseaux Sociaux c’est un jeu éducatif pour que les enfants expérimentent en toute sécurité des situations qu’ils rencontreront (où ont déjà rencontré) au travers un Chatbot les invitant à « attraper » les 59 cartes/questions et s’interroger : Puis je discuter avec des personnes que je ne connais pas ?, est-ce que tout le monde est bien qui il prétend être ? Comment trouver de l’aide ? Comment être un bon ami en ligne ?…

Daniel Jasmin, co-fondateur d’eduPad : « Le monde digital est un univers de découvertes pour les enfants, mais sans adultes qui leur construisent un cadre de référence ils sont très exposés. En modérant le premier réseau social sécurisé pour les 6-10 ans pendant trois ans, nous avons pu constater les situations à risque auxquels ils étaient confrontés que nous avons intégré sous forme de jeu dans l’Ecole des Réseaux Sociaux pour qu’ils s’interrogent tout en s’amusant. »

L’Ecole des Réseaux Sociaux c’est surtout un éventail complet de ressources permettant aux enseignants et aux parents d’animer des ateliers de discussion en classe et à la maison en s’appuyant sur des éléments de réponses, des conseils ainsi que des activités pratiques. À titre d’exemple une des activités consiste à écrire sur chacun des doigts d’une main dessinée les 5 personnes que l’enfant peut contacter en cas de problème.

Marc Durando, directeur d’European Schoolnet : «il n’a jamais été aussi important, en ces temps de pandémie et de désinformation, de faire front commun – parents et corps enseignant pour mettre le numérique au service de l’apprentissage. L’approche positive et pragmatique de “l’école des réseaux sociaux” répond à ce besoin. Ainsi encadrés et accompagnés, les enfants pourront tirer le meilleur de l’univers digital en toute sécurité. » 

Ce service gratuit d’intérêt général est accessible aux enseignants et aux parents sur http://www.lecoledesreseauxsociaux.org/ a été lauréat du Google.org Impact for Change on safety*** et se sera déployé en Angleterre prochainement et dans 3 autres pays d’Europe dans les 3 prochaines années.

Pour promouvoir et enrichir l’Ecole des Réseaux Sociaux a fédéré des partenaires : Réseau Canopé, opérateur de formation et de développement professionnel des enseignants, le CLEMI – Centre pour l’éducation aux médias et à l’information, – et les acteurs du Safer Internet France : Internet Sans Crainte, programme national pour accompagner les jeunes dans une meilleure maîtrise de leur vie numérique et Net Ecoute,0800 200 000, numéro vert national de lutte contre le cyber-harcèlement, destiné aux enfants et adolescents confrontés à des problèmes dans leurs usages numériques, opéré par l’Association e-Enfance.

A propos :

Fondé en 2011, eduPad est un éditeur d’applications éducatives, dont les applications sont utilisées par 10 millions d’enfants dans 146 pays. Avec Monster Messenger, un réseau social sécurisé pour les enfants de 6 à 10 ans lancé en 2016 et qui s’est associé à Facebook Messenger Kids en 2019, eduPad a acquis une expérience unique des attentes et des comportements des enfants sur les réseaux sociaux.

Fondé en 1997, European Schoolnet est le réseau de 34 ministères de l’éducation en Europe dont l’objet est de soutenir les ministères de l’éducation, les écoles, enseignants et acteurs pertinents de l’éducation en Europe dans la transformation des processus éducatifs pour une adaptation aux besoins des sociétés numériques du 21ème siècle.

 

Contacts

Références

Les Partenaires

  • Le réseau Canopéhttps://www.reseau-canope.fr/
    Réseau Canopé, établissement public national à caractère administratif, exerce sa mission d’opérateur de formation et de développement professionnel des enseignants dans le cadre du Schéma Directeur de la Formation Continue du ministère. Cette mission de se décline en objectifs d’innovation et de développement du numérique éducatif et mobilise la capacité en édition, production et développement des ressources éducatives sur tout support et dans tous les domaines de l’éducation. Il est chargé d’en favoriser l’usage, en France et à l’étranger.
  • Le Clemi : https://www.clemi.fr/
    Le CLEMI, est l’opérateur de référence au sein du système éducatif en France pour la compréhension et la maîtrise de l’information médiatique, pour préparer les élèves, les enseignants et les parents aux enjeux de citoyenneté à l’ère numérique. Avec l’appui de son réseau de coordonnateurs académiques, le CLEMI intervient dans différents domaines : validation pédagogique, formation de formateurs, production d’outils et de ressources pédagogiques, organisation d’actions éducatives autour des médias et de l’information, dont la Semaine de la presse et des médias dans l’École®.
  • Internet sans crainte : www.internetsanscrainte.fr
    Internet sans crainte est le programme national de sensibilisation pour aider les jeunes à mieux maîtriser le numérique de l’école à la maison. Depuis sa création en 2008, il propose des dizaines de ressources numériques gratuites, des conseils et des formations à destination des professionnels de l’éducation et des familles pour les aider à accompagner et sécuriser les usages numériques des enfants et adolescents.
    Il est une des trois lignes d’action du “Safer Internet France” soutenu par la Commission européenne.
    A ce titre, il est membre du réseau Insafe qui regroupe 38 pays
  • Net Ecoutehttps://www.netecoute.fr – 0800 200 000
    Net Ecoute 0800 200 000 est le numéro vert national destiné aux enfants et adolescents confrontés à des problèmes dans leurs usages numériques. Gratuit, anonyme et confidentiel, le service est disponible par mail, chat et Messenger de 9h à 20h du lundi au samedi. Le numéro est opéré par l’Association e-Enfance, partenaire officiel du Ministère de l’Education nationale dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le cyber-harcèlement entre élèves.

 




Happy slapping : zoom sur un phénomène inquiétant

Reims est devenue récemment le théâtre d’une scène choquante : une jeune fille de 14 ans humiliée devant son collège, est victime de “happy slapping”. La collégienne est rouée de coups. La scène est filmée par des camarades, et la vidéo circule sur les réseaux sociaux. Zoom sur un phénomène inquiétant.

Le happy slapping, de quoi s’agit-il ? 

Le happy slapping ou “vidéo-agression” est une humiliation publique filmée à l’insu des victimes puis diffusée en ligne. Le phénomène ne date pas d’hier, mais a pris de l’ampleur avec la démocratisation des smartphones et la popularité croissante des réseaux sociaux. Le format est généralement très court (moins d’une minute). Gifles ou lynchage public, ces violences d’intensité variable sont vécues comme de véritables traumatismes. Le happy slapping touche dans 90 % des cas des jeunes entre 11 et 17 ans, aussi bien des filles (45%) que des garçons (55 %).

Une infraction lourdement sanctionnée

Le « happy slapping » est sanctionné comme un « acte de complicité des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne ». Filmer la vidéo est autant répréhensible que de commettre les violences elles-mêmes. Amendes et peines d’emprisonnement, les sanctions varient en fonction de la gravité des faits.

Le fait de diffuser la vidéo d’une agression violente est une infraction dont l’auteur peut être condamné à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Sans compter que les auteurs font souvent l’objet de représailles sur les réseaux. Tel l’arroseur arrosé, ils deviennent alors la cible de doxing (divulgation sur Internet d’informations sur l’identité et la vie privée d’un individu en vue de lui nuire), d’insultes, voire de menaces de mort.

Ayons-tous un comportement citoyen !

Partager une vidéo de happy slapping relève du cyberharcèlement !

Témoins ou victimes, ayez le bon réflexe ! Ne restez pas silencieux et contactez le 0 800 200 000, numéro gratuit, anonyme et confidentiel de la protection des mineurs sur Internet. Le service est également disponible par chat et messenger via netecoute.fr. Tiers de confiance, la plateforme met en place un dispositif d’alerte pour signaler les contenus et demander leur retrait. C’est le seul dispositif d’alerte, en lien direct avec les réseaux sociaux, les plateformes « Pharos » de la Police nationale, et « Brigade numérique » de la Gendarmerie nationale, ainsi que le 119-Enfance en danger.