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« Que dit la loi » sur le harcèlement en meute : le point sur la jurisprudence

Internet est vecteur de prolifération de contenus haineux. Ce n’est pas pour autant une zone de non droit et la condamnation de onze prévenus au procès de Mila début juillet en témoigne. Au-delà de la défense de la liberté d’expression, on retient une responsabilisation des internautes. Beaucoup d’entre eux avaient pu éprouver à tort, un sentiment d’impunité à insulter, menacer ou exprimer des propos haineux contre d’autres personnes derrière leur écran et les condamnations ont été jusque-là assez rares… L’infraction a fait l’objet d’évolution et de consécration jurisprudentielle. Nous avons fait le point.

L’infraction du cyber harcèlement a connu des évolutions législatives.

–        Dans un premier temps, l’article 222-33-2-2 du Code pénal (voir texte ici) crée par la loi du 4 août 2014 a institué un délit spécifique au harcèlement sur internet. La qualification pénale de ce délit imposait des comportements répétés et qui devaient s’installer dans la durée.

–        La loi du 3 août 2018 contre les violences sexuelles et sexistes (voir texte pénal ici) a fait évoluer la notion et a ainsi renforcé l’article dédié du Code pénal, introduisant la notion de harcèlement en meute ou « raid numérique ». Elle a permis une qualification plus large de la notion en ce qu’elle complète les articles dédiés au harcèlement moral et au harcèlement sexuel. Les infractions sont désormais constituées :

  • Lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime par plusieurs personnes, de manière concertée ou à l’instigation de l’une d’elles, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ;
  • Lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime, successivement, par plusieurs personnes qui, même en l’absence de concertation, savent que ces propos ou comportements caractérisent une répétition.

Cette nouvelle définition offre une plus grande protection vis-à-vis des victimes de cyber-harcèlement en incriminant toute personne qui a participé, même par un acte unique, sans concertation, au harcèlement en groupe d’une personne. En pratique, prendre part à une campagne de dénigrement à l’encontre d’une personne via un seul tweet injurieux est donc punissable. Les raids menés à des fins de cyber-harcèlement visent les actions de harcèlement concertées. Les membres d’un groupe incriminé peuvent individuellement être sanctionnés pénalement sans avoir agi de façon répétée ou concertée.

La loi a prévu des sanctions renforcées à l’égard de ces comportements. Ainsi, s’agissant d’un acte de cyber-harcèlement – qu’il soit moral ou sexuel – est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000€ d’amende.

S’agissant des raids numériques ou faits de harcèlement commis en meute, ils peuvent être punis jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000€ d’amende si le harcèlement est de nature sexuel.

Les condamnations sont encore trop peu nombreuses. Une seule condamnation a été prononcée pour cyber harcèlement de meute. Elle impliquait un blogueur nommé Marvel Fitness en septembre 2020. Trois hommes et six femmes – dont l’avocate d’une des victimes devenue victime – avaient déposé une plainte à son encontre. Ce dernier était accusé d’avoir envoyé des milliers d’insultes pendant près de trois ans aux plaignants et incité ses abonnées – plus de 150 000 personnes – à envoyer des messages d’injure et de dénigrement. Le tribunal correctionnel de Versailles avait prononcé une peine de 2 ans de prison dont un an ferme, et une amende de 10 000€. Les juges ont considéré que Marvel Fitness était responsable des commentaires envoyés par ses abonnés.




Visite de Laetitia Avia au siège de l’Association e-Enfance

Laetitia Avia, députée de Paris engagée dans la lutte contre les propos haineux en ligne, rencontre les écoutants du 3018, le numéro national unique pour les jeunes victimes de violences numériques et l’aide à la parentalité numérique.Laetitia Avia a longuement échangé avec les équipes sur notre capacité d’intervention pour prévenir les contenus et comportements dangereux en ligne et prendre en charge les victimes de violences numériques. Tiers de confiance auprès des réseaux sociaux, nous agissons immédiatement à la demande des victimes pour signaler et faire retirer des contenus préjudiciables en quelques heures.
Merci pour votre soutien et votre confiance renouvelée.




Les réseaux sociaux mobilisés pour la campagne de lancement du 3018, le nouveau numéro national contre les violences numériques

L’Association e-Enfance lance, avec le soutien des réseaux sociaux, la campagne du 3018, le nouveau numéro court national pour les jeunes victimes de violences numériques et l’accompagnement à la parentalité numérique. Porté par le Gouvernement, le lancement du numéro national 3018 s’inscrit dans le cadre du Plan Urgence Enfance face au Covid-19.

La campagne bénéficie du soutien de Facebook, Instagram, Youtube, TikTok, Snapchat et Twitter qui se mobilisent autour de cette campagne pour promouvoir le 3018 auprès de leurs jeunes utilisateurs et des parents.

Leur démarche s’inscrit dans le prolongement du partenariat opérationnel noué entre chacune de ces plateformes et le 3018 pour prendre en charge de façon prioritaire les signalements des mineurs.

Cette campagne, diffusée à titre gracieux sur ces réseaux sociaux à partir du 1er juin, a pour objectif d’ancrer le réflexe 3018 en cas de problème dans leurs usages numériques pour les enfants et adolescents en premier lieu bien sûr, mais aussi leurs parents et les professionnels.

Deux axes ont été retenus dans cette campagne :

  • à destination des parents, une série de visuels reflète les questions qu’ils se posent dans l’éducation numérique de leurs enfants (cyber-harcèlement, exposition à la pornographie, jeux vidéo et temps d’écran) ;
  • à destination des jeunes, la campagne a choisi de mettre en scène les situations de violences numériques illustrées avec leur langage privilégié des émojis (cyber-harcèlement, chantage à la webcam, revenge porn, haine en ligne).

Tiers de confiance, « trusted flagger » auprès des réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Youtube, Twitter, Snapchat, TikTok, Roblox, Discord, Yubo), le 3018 agit immédiatement à la demande des jeunes victimes ou de leurs parents pour signaler un contenu illégal et obtenir sa suppression en quelques heures.  Sa capacité d’intervention unique en France assure un traitement accéléré des signalements par les réseaux sociaux, plus que jamais nécessaire au regard des tensions accrues provoquées par les confinements successifs.

Outre sa mission de signalement, le 3018 accompagne si nécessaire la victime dans ses démarches auprès des autorités compétentes et l’oriente vers les services spécialisés. Conventionné avec la plateforme Pharos (internet-signalement.gouv.fr), la Brigade Numérique de la Gendarmerie nationale (gendarmerie.interieur.gouv.fr) et le 119-Enfance en danger, le 3018 est au cœur du dispositif de la protection de l’Enfance.

Le 3018, gratuit, anonyme et confidentiel, est accessible par téléphone 6 jours sur 7 de 9h00 à 20h00,  sur 3018.fr par Tchat, Messenger et WhatsApp. L’équipe du 3018, composée de psychologues, juristes et spécialistes des outils numériques, est formée à la protection des mineurs sur Internet. Elle est à même de prendre en charge les jeunes victimes et d’accompagner les parents dans leur rôle d’éducation sur tous les sujets liés à la vie numérique de leurs enfants : le cyber-harcèlement, le revenge porn, le chantage à la webcam, la surexposition aux écrans, les jeux vidéo, l’exposition à des contenus violents & pornographiques, le contrôle parental, le paramétrage de compte sur les réseaux sociaux, le piratage de compte ou encore l’usurpation d’identité.

« Le 3018 est le pendant numérique du 119 (numéro de l’enfant en danger). Il a vocation à aider, soutenir et accompagner toutes les jeunes victimes de cyberviolences. Pour que les jeunes puissent bénéficier pleinement des opportunités qu’offre le numérique, nous devons leur assurer une protection contre toutes les formes de violences qui les menacent, y compris celles exercées en ligne. Les cyberviolences n’ont de « cyber » que le nom. Elles ont des conséquences bien réelles, au-delà de la sphère numérique. » déclare Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles.

Pour Justine Atlan, Directrice générale de l’Association e-Enfance : « Cette campagne de communication est indispensable pour faire connaître le 3018 au plus grand nombre. Guichet unique sur toutes les questions liées aux usages numériques des jeunes, le 3018 protège les enfants et adolescents dans leur vie numérique, en complément de nos partenaires, le 119-Enfance en Danger et le 3020-Non au Harcèlement scolaire. Il a vocation à aider, soutenir et accompagner les jeunes victimes de violences numériques et leurs parents dans leur rôle d’éducation. Je remercie tous les partenaires qui soutiennent cette campagne essentielle pour faire connaître le numéro et adopter le réflexe 3018. »  

Contacts Presse 

Gaëlle de Montoussé – 06 09 77 51 04 – g.demontousse@e-enfance.org
Sandra Tricot – 06 65 85 85 65 – stricot@kbzcorporate.com

A propos de l’Association e-Enfance

Reconnue d’utilité publique, l’Association e-Enfance est la référence pour la protection de l’Enfance sur Internet et l’éducation à la citoyenneté numérique depuis 2005. Agréée par le Ministère de l’Education nationale, elle propose des interventions en milieu scolaire, des formations sur les risques et les bons usages d’Internet. Elle opère depuis 2009 la helpline française du programme Safer Internet de la Commission européenne qui devient le 3018 avec le soutien du Gouvernement. Numéro court national pour les jeunes victimes de violences numériques et leurs parents, le 3018 est le partenaire officiel du Ministère de l’Education nationale dans la lutte contre le cyberharcèlement entre élèves depuis 2011.

Gratuit, anonyme et confidentiel, le 3018 est le numéro court national pour les adolescents, les parents et leurs enfants sur toutes les questions liées aux usages numériques des jeunes. Accessible par téléphone 6 jours sur 7 de 9h00 à 20h00 sur 3018.fr par Tchat, Messenger et WhatsApp. Tiers de confiance, « trusted flagger » auprès des réseaux sociaux, le 3018 dispose d’une capacité d’intervention unique en France via une procédure de signalement accélérée pour obtenir la suppression de contenus ou comptes illégaux en quelques heures. Conventionné avec la plateforme Pharos (internet-signalement.gouv.fr), la Brigade Numérique de la Gendarmerie nationale (gendarmerie.interieur.gouv.fr) et le 119-Enfance en danger, le 3018 est au cœur du dispositif de la protection de l’Enfance. www.e-enfance.org




Le point sur la mesure de confiscation du portable en cas de cyberharcèlement

Le procureur d’Amiens a récemment décidé de confisquer le téléphone d’un adolescent, auteur de cyberharcèlement alors que l’infraction a été commise par ce biais. En l’espèce, des propos haineux et homophobes avaient été émis sur la toile. Nous avons souhaité faire le point sur les contours de cette confiscation. Cette mesure est radicale mais semble légitime. Il s’agit de savoir qui doit prendre la mesure pour en tirer les leçons sur le long terme et sensibiliser au phénomène du cyber-harcèlement.

Le point sur la saisie et la confiscation en matière pénale

Le procureur a eu là recours à une mesure qui peut être prononcée en matière criminelle sous forme de peine complémentaire (en vertu de l’article 131-2 du Code pénal). Cette mesure a été facilitée par la loi n°2010-768 du 9 juillet 2010 et peut concerner tout bien – qu’il soit corporel ou non. L’encadrement législatif tend à permettre à l’autorité judiciaire une plus grande facilité pour saisir un bien, avant même que le jugement de condamnation éventuelle soit prononcé.

La mesure de saisie change alors de nature en s’imposant comme pré-sanction pénale. Sous contrôle du parquet, les officiers de police judiciaire peuvent donc saisir le patrimoine d’un individu mis en cause, en vue de sa confiscation ultérieure par la juridiction qui jugera l’auteur de l’infraction. En cas d’enquête préliminaire, ce sera le juge des libertés et de la détention qui autorisera les enquêteurs à saisir le patrimoine de la personne soupçonnée d’avoir commis une infraction, sous réserve que la peine de confiscation soit applicable aux faits poursuivis.

C’est une alternative aux poursuites judiciaires qui s’applique sans distinction aux majeurs et aux mineurs. Elle ne peut être prise que si l’auteur a reconnu les faits. Pour les mineurs, les parents doivent avoir donné leur accord à la confiscation de l’objet​.

Quid de l’aspect nécessairement pédagogique ?

La loi du 3 août 2018 a posé l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables à l’école et au collège. S’en est suivie la nouvelle rédaction de l’article L511-5 du Code de l’Education. Certains établissements privés ont en réponse à cet encadrement émis des règlements intérieurs spécifiques et autorisent la confiscation de l’appareil dans les cas de cyber-harcèlement, « par un personnel de direction, d’enseignement ou de surveillance​ ».

Justine Atlan Directrice Générale de notre Association privilégierait la confiscation par ce biais d’autant que les parents n’ont pas forcément connaissance des actes de leurs enfants et se sentent totalement illégitimes sur leurs usages numériques. Elle considère en cela : « il est préférable que ce soit les établissements qui prennent ce type de décision et qu’ils convoquent ensuite les parents. ​La restitution de l’appareil peut être l’occasion de faire preuve de pédagogie ».

Il faut garder en tête que les parents et l’établissement scolaire ont un vrai rôle à jouer. La confiscation est une punition efficace pour les jeunes très attachés à cet objet, à condition de l’accompagner de mesures pédagogiques pour responsabiliser et éviter la récidive. Dans le cas récent, la mesure de réparation qui accompagne la sanction a aussi cette vertu pédagogique.




Visite de Brigitte Macron à l’Association e-Enfance

Brigitte Macron se déplace au siège de l’Association e-Enfance pour soutenir les écoutants du 3018, le nouveau numéro national pour les jeunes victimes de violences numériques et leurs parents.

Dès son arrivée sur la plateforme, Brigitte Macron a pu saisir l’étendue du périmètre d’intervention du nouveau numéro court 3018. Les nombreuses sollicitations entrantes évoquaient autant des cas de cyberharcèlement que des questions liées au contrôle parental, des cas de revenge porn, de chantage à la webcam, d’exposition précoce aux écrans ou à la pornographie, voire des sollicitations dangereuses, ou de signalement de prostitution de mineurs en ligne.

Après une double écoute d’un appel d’une jeune fille de 12 ans victime de cyberharcèlement via la diffusion de photos, elle a pu suivre un tchat en direct avec un adolescent de 14 ans en très grand mal-être. Ce fut l’occasion de présenter à Brigitte Macron les dispositifs de signalement prioritaires mis en place sur le 3018 avec les réseaux sociaux, mais aussi dans le cadre des conventions signées avec la plateforme gouvernementale Pharos (internet-signalement.gouv.fr) et le 119-Enfance en danger.

Elle a enfin pu bénéficier d’un temps d’échange avec l’équipe d’écoutants. Leur quotidien d’opérateur sur une plateforme téléphonique et de tchat, spécialisée dans la protection de l’Enfance en ligne, est inédit. Ils ont ainsi pu évoquer avec Brigitte Macron leur rôle de prise en charge des cas graves qui nécessitent d’intervenir immédiatement pour signaler et faire supprimer les contenus auprès des réseaux sociaux, et éventuellement auprès des services sociaux ou de la police.

L’équipe a également pu valoriser sa mission de prévention, lorsqu’elle donne les bons réflexes aux jeunes qui les appellent, pour signaler ou paramétrer leurs comptes. Une mission également illustrée auprès des parents qui recherchent des informations pour mieux encadrer les usages numériques de leur enfant, notamment la pratique des jeux vidéo.

Ce troisième déplacement de Brigitte Macron aux côtés de l’Association e-Enfance depuis 2018 confirme son engagement sur le long terme pour une cause qui lui tient à cœur. Elle a salué la capacité d’intervention concrète et unique en France du 3018 plus que jamais nécessaire au regard des tensions accrues provoquées par les confinements successifs.

 




3018 le nouveau numéro court contre les violences numériques, pour répondre à la hausse des cyberviolences enregistrées depuis le début de la pandémie

PLAN D’URGENCE ENFANCE FACE AU COVID-19 :
3018 le nouveau numéro court national contre les violences numériques,
pour répondre à la hausse des cyberviolences enregistrées depuis le début de la pandémie.

Le Secrétariat d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles et l’Association e-Enfance lancent le 3018, le nouveau numéro court national d’assistance pour tous les enjeux de protection des mineurs sur Internet et d’aide à la parentalité numérique.Reconnue d’utilité publique dans sa mission de protection des mineurs sur Internet depuis 15 ans, l’Association e-Enfance opère depuis 2009 la plateforme nationale d’assistance Net Ecoute 0800 200 000 qui devient aujourd’hui le 3018. Cette plateforme est également, depuis 2011, le partenaire officiel du ministère de l’Education nationale dans la lutte contre le cyberharcèlement entre élèves. Expert reconnu sur l’aide à la parentalité numérique, elle a été mandatée pour répondre aux questions des parents, liées à l’exposition des enfants à la pornographie et au contrôle parental sur le site jeprotegemonenfant.gouv.fr. Le 3018 devient ainsi le point d’entrée unique pour les adolescents, les parents et leurs enfants, sur toutes les questions liées aux usages numériques des jeunes.

Nouveau numéro court d’assistance pour les jeunes victimes de violences numériques, le 3018, gratuit, anonyme et confidentiel, est accessible par téléphone 6 jours sur 7 de 9 heures à 20 heures,  sur 3018.fr par Tchat en direct, via Messenger et WhatsApp. Son équipe, composée de psychologues, juristes et spécialistes des outils numériques, est formée à la protection des mineurs sur Internet et à l’accompagnement des parents dans leur rôle d’éducation : cyber-harcèlement, revenge porn, chantage à la webcam, surexposition aux écrans, jeux vidéo, exposition à des contenus violents & pornographiques, contrôle parental, paramétrage de compte sur les réseaux sociaux ou encore piratage de compte, usurpation d’identité.

Des procédures de signalement déclenchées auprès des réseaux sociaux

Le 3018 intervient à la demande des jeunes victimes ou de leur responsable pour faire supprimer un compte ou un contenu illégal qui leur porteraient préjudice. Tiers de confiance, « trusted flagger » auprès des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram, TikTok, Twitch, Youtube, Roblox, Discord, Yubo), le 3018 agit immédiatement pour obtenir leur suppression en quelques heures. Dans les faits, le 3018 déclenche une procédure de signalement dédiée pour prendre en charge les jeunes victimes de violences numériques. Le 3018 accueille et écoute la victime, l’assiste et la conseille. Le cas échéant, il analyse le compte ou le contenu concerné, le qualifie juridiquement, répertorie les éléments constitutifs. Il réunit un dossier de signalement et le transmet directement au service de modération du réseau social concerné via un canal prioritaire. Sa capacité d’intervention unique en France assure un traitement accéléré des signalements par les réseaux sociaux, plus que jamais nécessaire au regard des tensions accrues provoquées par les confinements successifs.

Au cœur du dispositif de la protection de l’Enfance

Outre sa mission de signalement, le 3018 accompagne si nécessaire la victime dans ses démarches auprès des autorités compétentes et l’oriente vers les services spécialisés. Conventionné avec la plateforme Pharos (internet-signalement.gouv.fr), la Brigade Numérique de la Gendarmerie nationale (gendarmerie.interieur.gouv.fr) et le 119-Enfance en danger, le 3018 est au cœur du dispositif de la protection de l’Enfance. Partenaire des acteurs numériques institutionnels et des autorités indépendantes qualifiées, notamment le CSA, la CNIL, Hadopi, le Défenseur des Droits ou encore l’ANJ, le 3018 est en lien direct avec toutes les parties prenantes.

« Les cyber violences dont le cyber-harcèlement est une composante majeure des violences que subissent aujourd’hui les jeunes, car elles interviennent dans un espace où les enfants et les adolescents sont souvent livrés à eux-mêmes. Le 3018 est le pendant numérique du 119 (numéro de l’enfant en danger). Il a vocation à aider, soutenir et accompagner toutes les jeunes victimes de cyberviolences. Pour que les jeunes puissent bénéficier pleinement des opportunités qu’offre le numérique, nous devons leur assurer une protection contre toutes les formes de violences qui les menacent, y compris celles exercées en ligne. Les cyberviolences n’ont de « cyber » que le nom. Elles ont des conséquences bien réelles, au-delà de la sphère numérique. » déclare Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles.

Pour Justine Atlan, Directrice générale de l’Association e-Enfance : « Le nouveau numéro court 3018 renforce la lisibilité et l’efficacité de notre action auprès des jeunes utilisateurs et de leur famille. Depuis 2009, nous agissons au quotidien pour protéger les mineurs sur Internet avec le soutien de la Commission européenne, du Ministère de l’Education nationale et de la DILCRAH. Aujourd’hui, avec le soutien du Secrétariat d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles, le 3018 devient le guichet unique pour la protection des jeunes dans leur vie numérique, de l’enfance encadrés par leurs parents, jusqu’à l’adolescence alors qu’ils sont plus autonomes dans leurs usages. »

Contacts Presse

Gaëlle de Montoussé – 06 09 77 51 04 – g.demontousse@e-enfance.org
Sandra Tricot – 06 65 85 85 65 – stricot@kbzcorporate.com

 

A propos de l’Association e-Enfance

Reconnue d’utilité publique, l’Association e-Enfance est la référence pour la protection de l’Enfance sur Internet et l’éducation à la citoyenneté numérique depuis 2005. Agréée par le Ministère de l’Education nationale, elle propose des interventions en milieu scolaire, des formations sur les risques et les bons usages d’Internet. Elle opère depuis 2009 la plateforme Net Ecoute*, partenaire officiel du Ministère de l’Education nationale dans la lutte contre le cyberharcèlement entre élèves.
Net Ecoute devient le 3018, le nouveau numéro court national pour les jeunes victimes de violences numériques, en partenariat avec le Secrétariat d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles.

Gratuit, anonyme et confidentiel, le 3018 est le nouveau numéro court national pour les adolescents, les parents et leurs enfants sur toutes les questions liées aux usages numériques des jeunes. Le 3018 est accessible par téléphone 6 jours sur 7 de 9 heures à 20 heures,  sur 3018.fr par Tchat en direct, via Messenger et WhatsApp. Tiers de confiance, « trusted flagger » auprès des réseaux sociaux, le 3018 dispose d’une capacité d’intervention unique en France via une procédure de signalement accélérée pour obtenir la suppression de contenus ou comptes illégaux en quelques heures. Conventionné avec la plateforme Pharos (internet-signalement.gouv.fr), la Brigade Numérique de la Gendarmerie nationale (gendarmerie.interieur.gouv.fr) et le 119-Enfance en danger, le 3018 est au cœur du dispositif de la protection de l’Enfance. www.e-enfance.org

 

* dans le cadre du programme Safer Internet de la Commission européenne.




Instagram annonce de nouvelles fonctionnalités pour renforcer la sécurité des jeunes utilisateurs

L’objectif affiché de la plateforme est de lutter contre les interactions indésirables entre adultes et mineurs.

Des fonctionnalités pour la protection des mineurs

Instagram qui est accessible dès l’âge de 13 ans, déploie de nouvelles fonctionnalités visant la sécurité de ses utilisateurs, en particulier, les mineurs.

Instagram encourage notamment ses utilisateurs mineurs à privilégier un compte privé et cela dès leur inscription, pour une utilisation responsable de la plateforme, en soulignant les bénéfices d’une telle configuration.

Limiter les interactions entre mineurs et adultes

Instagram dévoile aussi une fonctionnalité visant à empêcher les adultes d’envoyer des messages à des utilisateurs de moins de 18 ans qui ne les suivent pas.

Ainsi, désormais et dans tous les pays utilisateurs d’Instagram, lorsqu’un adulte essayera d’envoyer un message à un mineur, il recevra une notification lui indiquant qu’il ne peut interagir avec cet utilisateur. La plateforme indique s’appuyer sur une technologie de machine learning sans avoir accès aux conversations privées.

La plateforme prévoit également de limiter la visibilité des jeunes utilisateurs auprès des adultes au comportement suspicieux, dans les « suggestions d’utilisateurs » ou encore sur Reels et Explore.




Revenge porn et Fisha, des violences en ligne à l’égard des jeunes femmes en hausse en 2020 sur la plateforme d’assistance 3018 gérée par l’Association e-Enfance

8 mars 2021 : Journée Internationale des Droits des Femmes

Acteur de référence pour la protection des droits des mineurs sur Internet et l’éducation à la citoyenneté numérique, l’Association e-Enfance se mobilise en cette Journée Internationale des Droits des Femmes pour sensibiliser sur les violences en ligne faites aux jeunes femmes.

D’après une étude réalisée par l’Association e-Enfance* en 2020, 59 % des victimes de violences en ligne sont des jeunes filles. Elles sont aussi plus nombreuses que les garçons à déclarer avoir été victimes de violences en ligne en raison de leur physique (40 % vs 23 % pour les garçons).

Sur sa plateforme d’assistance 3018, l’Association e-Enfance observe par ailleurs en 2020 une hausse de deux cyberviolences exercées exclusivement à l’encontre des jeunes femmes : le Revenge porn (diffusion sans consentement de contenus à caractère sexuel) et les comptes Fishas (création de faux comptes pour « afficher » des adolescentes avec des photos dénudées volées). Ces deux phénomènes font partie des violences sexuelles et sexistes. Ils touchent principalement les 15-17 ans et relèvent du « slut-shaming » (« honte aux salopes ») qui regroupent un ensemble de comportements, individuels ou collectifs, agressifs envers les femmes.

Pour Justine Atlan, Directrice générale de l’Association e-Enfance : « Cette journée est l’occasion d’alerter sur les violences faites aux jeunes femmes au quotidien dans l’univers numérique. Le 8 mars est aussi une journée de sensibilisation et de mobilisation des élèves au sein des établissements scolaires pour promouvoir les droits des femmes et prévenir les violences basées sur le genre. La transmission de la valeur d’égalité entre les filles et les garçons se fait en effet dès le plus jeune âge pour faire émerger des comportements sans discrimination sexiste et construire une culture du respect mutuel. »

* Etude « Usages numériques et violences en ligne » auprès des 10-19 ans et leurs parents, réalisée par l’Association e-Enfance / Lab Heyme / OpinionWay (février 2020)

Contacts Presse

Gaëlle de Montoussé – 06 09 77 51 04 – g.demontousse@e-enfance.org
Sandra Tricot – 06 65 85 85 65 – stricot@kbzcorporate.com

A propos de l’Association e-Enfance

Reconnue d’utilité publique, l’Association e-Enfance est la référence pour la protection de l’Enfance sur Internet et l’éducation à la citoyenneté numérique depuis 2005. Agréée par le Ministère de l’Education nationale, elle propose des interventions en milieu scolaire, des formations sur les bons usages d’Internet et opère le numéro Net Ecoute d’assistance aux jeunes victimes de cyberviolences et de leurs parents.

Gratuit, anonyme et confidentiel, Net Ecoute 3018 est le numéro vert national spécialisé dans la protection des mineurs sur Internet, la lutte contre toutes les cyber-violences et l’accompagnement à la parentalité numérique. C’est le seul dispositif à être en lien direct avec les réseaux sociaux, les plateformes « Pharos » de la Police nationale, « Brigade numérique » de la Gendarmerie nationale, et le 119-Enfance en danger. Le service est disponible sur netecoute.fr, par mail, chat et Messenger de 9h à 20h du lundi au samedi. www.e-enfance.org