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"Que pensent les parents des logiciels de contrôle parental ?"

Selon une enquête menée par le CIEM (Collectif Interassociatif Enfance et Média), depuis le printemps 2006, la plupart des FAI (Fournisseurs d’Accès Internet) mettent à disposition de leurs clients des logiciels de contrôle parental gratuits et depuis octobre 2006 ces logiciels ont commencé à être simples à utiliser. Or, 7 parents sur 10 laissent leurs enfants accéder seuls à Internet. La majorité des parents (61 %) n’ont pas installé ce type de logiciel, seuls 39 % des parents l’ont fait.

Sur les 39 % de parents qui se sont équipés, la majorité (63 %) se déclare satisfait tout en indiquant qu’ils ne s’en servent que pour limiter la durée d’utilisation d’Internet par leurs enfants.

Cependant, des griefs techniques à l’encontre des logiciels : trop lents, insuffisants, trop complexes, faciles à contourner, mais aussi des raisons de principe : éducation, confiance, dialogue avec leurs enfants, découragent un parent sur cinq qui préfère la présence physique ou le contrôle a posteriori des sites fréquentés.

En conclusion de cette enquête, quatre pistes pour agir ont été mises en lumière :

  • Une information plus complète de la part des FAI dans l’utilisation des logiciels de contrôle parental semble indispensable.
  • Éduquer et accompagner ses enfants sur Internet quand on le peut ne s’oppose pas avec le fait d’utiliser un logiciel de contrôle parental pour éviter la confrontation des mineurs avec des messages violents.
  • Une meilleure sensibilisation des parents aux dangers de l’Internet pour les plus jeunes. On peut effectivement s’interroger sur la pertinence de laisser des mineurs de 8 ans accéder seuls à Internet avec ou sans contrôle parental.
  • Une prise de conscience suffisante des parents des limites du contrôle a posteriori, car ils sous-évaluent les dangers du Net et surestiment leur disponibilité de contrôle et de dialogue avec leurs enfants qui ont pu être victimes de vues choquantes sans pour autant le dire à leurs parents de peur d’être interdits d’accès à Internet.

Le CIEM souhaite, sur la base de cette enquête, ouvrir un dialogue avec les pouvoirs publics et les opérateurs pour que les difficultés concrètes des parents soient prises en compte dans les outils censés assurer la protection des mineurs.

Source : CIEM – Septembre 2007 – collectif ciem.org

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