Par
Justine Atlan ,
lundi 17 septembre 2007
à
17:51
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166
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Se faire passer pour un odieux pervers sexuel ou un enfant de 12 ans prêt à raconter sa vie au premier venu : le rôle est lourd à porter. À l'instar des policiers affectés aux brigades des mineurs ou dans les offices spécialisés de lutte contre la pédocriminalité, les enquêteurs chargés d'endosser une identité d'emprunt devront affronter chaque jour la perversité sournoise des affaires de pédocriminalité. Ils ignorent encore comment ils pourront se fondre dans ce jeu de rôle. « Il est clair que ce n'est pas facile psychologiquement", affirme Frédéric Malon, chef de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP).
"Une formation est nécessaire pour les 8 personnes qui y seront affectées. Ils sont volontaires pour cette mission. » Objectif : « Travailler en groupe, partager les informations, parler » et éventuellement « bénéficier d'un soutien psychologique », ajoute un gendarme de la division de lutte contre la cybercriminalité.
Les enquêteurs peuvent par ailleurs lancer leurs recherches après des alertes émises par des associations de protection de l'enfance qui veillent sur Internet et reçoivent vos témoignages, comme E-Enfance, ou par les particuliers qui peuvent avertir directement les autorités sur le site http://www.internet-mineurs. gouv.fr.
En Belgique, où une initiative semblable existe par le biais de l'association Child Focus, des centaines de signalements sont adressés tous les mois. Une bonne partie d'entre eux contiennent suffisamment d'éléments pour déclencher une enquête. "Tout citoyen qui trouve par hasard un élément peut nous contacter, expose la porte-parole de Child Focus. Mais nous insistons pour dire qu'il ne faut pas chercher activement. C'est interdit par la Loi. »
Encore bravo à ces hommes dévoués qui traquent sans relâche ce que le web recelle de pire.
Source Le Figaro septembre 2007
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