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Votre enfant joue certainement à World of Warcraft

Depuis deux ans, ce jeu fait fureur sur internet. Aujourd’hui, plus de 8 millions de joueurs se retrouvent quotidiennement devant leur ordinateur, ou plutôt au royaume d’Azeroth. Ce jeu vidéo est le jeu en ligne le plus fréquenté au monde. Dans WoW, pas de sang, ni d’armes a feu, mais deux mondes qui s’affrontent, la Horde et l’Alliance, chacun divisé en races (humains, morts-vivants, gnomes, trolls…). Le joueur doit payer un abonnement mensuel de 11 à 13 € pour évoluer par son avatar,

allant du magicien au guerrier en passant par le druide. Les personnages vivent dans un monde dit persistant : même si l’ordinateur est éteint, ils continuent d’évoluer. Le joueur a tout intérêt à se connecter régulièrement, certains accros jouent 7 jours sur 7 et jusqu'à 12 heures par jour. Depuis le suicide en novembre 2005 d’un jeune chinois de 13 ans, les spécialistes de l’addiction tirent la sonnette d’alarme. Confondant réalité et virtualité, le jeune homme était monté au sommet d’un immeuble afin de reproduire une scène de son jeu favori : le saut de l’ange. Les parents de la victime ont porté plaintes contre Blizzard et les autorités chinoises ont mené une campagne pour limiter le temps à jouer à WoW. Pourtant à la sortie de « The Burning Crusade » la première extension de WoW , 2,4 millions de boîtes ont été vendues le jour même de sa parution. Dans les prochains mois, la population d’Azeroth devrait dépasser les 15 millions d’âmes…

Notre conseil : Faites attention à ce que vos enfants ne passent pas trop de temps sur l’ordinateur.`

Source : Match de Paris (août 2007)

Commentaires

1. Le vendredi 7 mars 2008 à 00:10, par Adèle

Je suis étonnée qu'il n'y ait pas de commentaires sur cet article. Pourtant les dégâts de Wow sont considérables et pas seulement chez les enfants !
Facile de contrôler des petits. Plus dur avec des ados qui ont leur ordinateur dans la chambre. Ma fille est complètement addict. Il y a un certain nombre de mois, elle a traversé une mauvaise passe avec un père très sévère qui la punissait presque chaque jour et pour des riens. Ne sortant que très peu de la maison en dehors du lycée, elle s'est mise à jouer à Wow. Comme elle était même souvent punie dans sa chambre, le temp passé sur ce jeu a commencé à devenir très important. Je ne voulais pas lui apporter une brimade supplémentaire, j'ai fermé les yeux. C'était mieux que les larmes ou la dépression. Maintenant, son père n'est plus là depuis trois mois. Je pensais qu'après son départ, soulagée et moins sous pression, ma fille reprendrait ses activités habituelles. Hélas, force est de constater qu'elle est accroc et que maintenant elle préfère souvent jouer plutôt que voir des amis ou aller au cinéma. Son travail scolaire s'en ressent évidemment. Elle termine sa deuxième seconde et je ne suis pas sûre qu'elle pourra passer en première ! Pourtant, elle aime ses études. Mais dès qu'elle allume l'ordinateur, plus rien d'autre que Wow ne compte. Essayer d'en parler avec la rend complètement hystérique. Elle m'affirme qu'elle domine la situation et qu'elle fera ce qu'elle veut : comme une vraie droguée. Je ne sais pas quoi faire. Elle a été tellement malheureuse avant, comment lui faire comprendre que j'essaie de faire son bien en freinant sa consommation de ce jeu. Je crains de le supprimer complètement car je pense que cela pourrait provoquer une réaction excessive. J'ai tenté de la persuader de consulter une psy mais elle s'y oppose... Je suis plutôt désespérée.

2. Le mardi 25 mars 2008 à 07:19, par Danièle

Bonjour Adèle,
Je comprends votre situation à ma manière. Mon petit frère est accro de plusieurs jeu en ligne (heureusement pour nous, il ne joue pas à WoW, mais plusieurs autres jeux en ligne prennent son temps, comme Halo 3). Il veut aller à l'université, mais il risque d'échouer son année scolaire (il a 14 ans). Il devient extrêmement colérique quand on lui parle de ce que nous (les membres de sa famille) considérons comme un problème.

J'ai lu rapidement qu'en Chine, en 2005, il y avait des limitations en essaies pour jouer à WoW, du genre qu'après 3 heures de suite, le personnage évolue moins rapidement et qu'après 5 heures, le jeu se déconnecte. Le joueur ne peut pas revenir dans le jeu avant 2 heures d'attente. Je ne sais pas si c'est encore en vigueur et comment l'implanter dans l'ordinateur de votre fille (parce que si elle dit qu'elle peut s'arrêter, alors cette mesure ne devrait pas l'ennuyer...).

Mais c'est à double tranchant. Mon frère joue avec ses amis et il rencontre des gens virtuels qu'ils n'a jamais vu auparavant et avec qui il entretient de bonnes relations. J'ai lu l'histoire de Daniel Kim qui se serait suicidé apparemment à cause de WoW. Pourtant, ses amis de WoW qui ne l'avait jamais rencontré étaient inquiets avant qu'il se suicide. Ils ont envoyé des courriels à l'université du jeune homme pour faire part de leurs inquiétudes quant à la vie de Daniel Kim.

Je compte discuter des morts avec mon frère, morts par suicide et par épuisement, de même que la tendance à la baisse du rendement scolaire. Et faire le parallèle avec la drogue, lui disant qu'entre autres, au Japon, il y a des centres pour joueurs compulsifs. Et lui dire que je m'inquiète pour lui et que je l'aime. Mais qu'au bout du compte, c'est sa décision. Mais lui faire par des risques et lui demander s'il se sent concernés, s'il croit que lui aussi ou qu'un de ses amis est à risque, et ce, pourquoi. L'amener à réfléchir et tenter de ne pas l'accuser. Je l'aime beaucoup. Mais éventuellement, s'il échoue son année, la famille a décidé de le privé de sa console et de restreindre ses activités au jeu. Ce sera sûrement la crise de nerfs du siècle. Nous nous consolerons en nous disant que c'est pour son bien. Mais saurons-nous jamais à quel point c'est une drogue et, à quel point n'est-ce peut-être que le nouveau paradigme de socialisation.

Oui, moi aussi, je suis désespérée!

3. Le mercredi 26 mars 2008 à 12:50, par Sébastien

bonjour,
Je vous invite a activer le contrôle parental de wow
www.wow-europe.com/fr/inf...

Mais il vous faudra absolument son nom et son mot de passe d'accès au site afin de pouvoir le paramétrer.

Si vous les obtenez par diplomatie tant mieux sinon si votre accro utilise le navigateur internet "Mozilla firefox" (très répandue) plutôt que le trs lourd "Internet explorer", il existe un moyen de contournement:
Dans la barre de menu: Outils > Options
Cliquez sur le boutron sécurité puis sur le bouton "Afficher les mots de passe"
Ensuite il vous faudra localiser la ligne "\\www.wow-europe.com"... et cliquer sur le bouton "Afficher le mot de passe".
(Si la ligne n'apparait pas, une petite analyse visuel vous permettra de connaitre les mot de passe courant de votre 'ami')

Je vous conseil quand même la diplomatie; seul manière de ne pas être confronté a un drogué en manque !

PS: ils sont encore social les 5 première minute de connexion, ensuite ils sont immergé dans leur monde virtuel.

4. Le vendredi 28 mars 2008 à 12:14, par Béatrice Copper-Royer, psychologue d'e-Enfance

Adèle,
vous avez raison de vous faire du souci.
Votre fille s'est "réfugiée" dans le jeu à un moment de souffrance psychique forte. Elle y a trouvé un soulagement car cela lui a permis de fuir un quotidien pesant. Mais elle est prise sans le vouloir dans un système de dépendance qu'elle dénie, ce qui est très fréquent.

Je crois qu'elle aurait besoin de consulter pour parler de qui a pu être si douloureux pour elle.

C'est vraiment le meilleur conseil que je puisse vous donner.

Béatrice Copper-Royer, psychologue, co-fondatrice de l'association e-Enfance

5. Le mardi 1 avril 2008 à 17:26, par Nop

Bonjour,

Je trouve revoltant que les parents accuse systématiquement les jeux comme cause aux maux de leurs enfants.
Les adolescent ont tous des problèmes, WoW n'est absolument pas plus responsable que le canabis, la cigarette l'alcool a leurs crise d'adolescence.

Elevez vos enfants : expliquez, punissez, expliquez, punissez.

Qui paye leurs abonnements ? Qui payent leurs cigarettes ? Ne me dites pas qu'ils jouent contre votre volonté, c'est un aveux de faiblesse.

6. Le vendredi 25 avril 2008 à 20:21, par Sara

J'ai 21 ans, je joue à WOW depuis bientôt 3 ans. Je sors de deux années réussies de prépa, j'ai un amoureux, quelques ami(e)s et beaucoup de copains.

Oui, je joue à Wow plusieurs heures par jour, oui, j'adore toujours autant Tolstoï, oui, j'ai des notes correctes voire bonnes, oui, je dors la nuit.

Alors, avant de critiquer, réfléchissez. Je ne suis pas une surdouée, je suis juste é-qui-li-brée.

Le jeu n'est pas le problème, mais la (mauvaise) solution au(x) problème(s)...

7. Le mercredi 18 juin 2008 à 10:20, par Karo

Même commentaire que Sara, c'est amusant parce que même parcours.
J'ai 22 ans je suis passée par une prépa, j'ai un copain qui joue aussi, j'ai également un petit frère de 15 ans qui joue énormément et une maman qui s'inquiète. Je m'intéresse beaucoup à la communication entre parents et enfants autour de wow parce que j'ai réalisé que ma mère ne connaissait rien à ce jeux, évidemment mon frère n'a jamais pris spécialement le temps de lui expliquer.

Je pense que pour commencer les parents doivent vraiment faire l'effort de comprendre un tout petit peu le principe du jeu, de faire l'effort de rentrer un peu dans le monde de leur ado, si celui ci le permet évidemment c'est pas toujours évident.

En fonction du niveau du personnage de votre enfant celui ci va faire des "donjons" ou des "raids" pendant les soirées, c'est à dire qu'il va jouer avec d'autres joueursqui sont derrière leur écran comme eux. Le problème c'est qu'une fois commencé ce "donjons" ou "raid" qui dure de 2h à 3h, il est difficile d'abandonner le reste de l'équipe parce que chaque place est particulière et a son rôle à jouer. Ma mère rencontrait ce problème avec mon frère quand elle l'appelait pour manger celui ci ne "pouvait pas" il était incapable d'expliquer qu'il ne pouvait pas laisser tomber son groupe en plein combat contre un gros méchant.

C'est pour ça que je pense qu'une discussion sur le jeu réellement (plutôt que d'avoir un discours de parent paniqué) est plus utile. Une dernière notion importante est le concept de "guilde" il s'agit d'un groupe de joueurs qui se rassemblent pour aller tuer des méchants encore plus méchans que les autres... et en générale ces soirée sont prévues à l'avance.

Je pense qu'il est possible de s'organiser en demandant à votre enfang quels soirs il souhaite faire un donjon ou un raid, lui expliquer clairement qu'il n'est pas question qu'il commence un donjon ou un raid à tel moment (l'heure d'aller manger ou d'aller se coucher) ainsi s'il est obligé de quitter un groupe en plein milieu du donjon il ne pourra s'en prendre qu'à lui même et pas à "ses parents incompétents qui ont coupé internet et qui comprennent rien"

Je n'ai pas encore fait le tour du site, si vous avez besoin d'un lexique, peut-être que Sara et moi on peut vous aider.

8. Le mardi 24 juin 2008 à 22:16, par kiki

j'ai un ado de 16 ans qui joue à Woo depuis deux ans et c'est vraiment l'enfer ! nous nous trouvons confrontés avec le m^me problème tous les jours , avons essayé l'intimidation, la coupure nette du jeu, cacher la carte qui lui permet d'acceder au jeu, trouver un compromis deux jours par semaine mis en place pendant l'année scolaire mais là il est en vacances depuis deux semaines et c'est reparti! Il sort peu et nous rabache que ses amis font la même chose que lui, nous sommes allés consulter une psy qui ne la pas trouver accro au jeu...en une séance elle l'aurait cernée? Alors il m'a dis tu vois j'suis pas accro alors laisse moi jouer!! Nous sommes assez démunis mon mari et moi , n'y a t-il pas de possibilités pour contrôler sans que l'enfant déjoue le contrôle parental , parce que notre fils y arrive.....
merci pour vos idées elles nous seront
très utiles.... une maman "desperate"!!

9. Le jeudi 26 juin 2008 à 16:25, par l'équipe d' e-enfance

Nous pensons qu'il serait plus facile de parler directement avec vous de ce problème. Aussi, contactez-nous par téléphone au 01 56 91 56 56 dès que vous le souhaiterez, nous essaierons de vous conseiller de notre mieux. L'équipe d'enfance

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