Le 27 juin prochain, le Tribunal correctionnel de Versailles rendra sa décision au sujet d'une affaire de Happy slapping qui s'est déroulée en avril 2006 et mettant en cause des adolescents. Mais de quoi s'agit-il?
Le 27 juin prochain, le Tribunal correctionnel de Versailles rendra sa décision au sujet d'une affaire de Happy slapping qui s'est déroulée en avril 2006 et mettant en cause des adolescents. Mais de quoi s'agit-il?
Le happy slapping vient du mot anglais "joyeuses baffes" et il consiste à utiliser son téléphone portable pour filmer et diffuser à grande échelle, via Internet, des scènes d'agression auxquelles on assiste. Cette utilisation perverse du mobile s'est développée en Grande-Bretagne avant de se répandre en France, et aujourd'hui certains jeunes organisant des agressions dans ce seul but. Le phénomène a pris une telle ampleur et les agressions filmées sont devenus d'une telle violence que les pouvoirs publics ont dû légiférer: le happy slapping est désormais un délit, c'est l'une des nouveautés inscrites dans la loi sur la prévention de la délinquance, entrée en vigueur le 7 mars 2007. Les contrevenants pourront être mis en examen pour complicité avec l'auteur des faits. La diffusion de telles images est, quant à elle, passible de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende. Comme toujours dans ces cas-là, le procès qui a eu lieu la semaine dernière ne met pas seulement en cause les nouvelles technologies de communications, mais de façon plus large, la banalisation de la violence verbale, voire physique, dans laquelle grandissent de plus en plus les jeunes aujourd'hui, et qui inquiète de nombreux parents.
Source: AFP juin 2006
Commentaires
1. Le jeudi 28 juin 2007 à 23:02, par Justine Atlan
2. Le jeudi 5 juillet 2007 à 00:00, par Sam
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