jeu Pokemon GO

PokémonGo, nouvelle façon de vivre ensemble ou risque accru de cyberdépendance ?

Difficile ces derniers temps de ne pas avoir au moins entendu parler de ce jeu vidéo en réalité augmentée, Pokémon Go, qui se pratique en chassant les Pikachu et autres Ronflex en déambulant dans les villes. On a l’impression de croiser plus de cyber dépendants que d’habitude, penchés sur leur smartphone et pianotant, ce sont sans doute des joueurs qui s’amusent ensemble et pour une fois, se réapproprient l’espace urbain grâce à un jeu vidéo.

On reproche beaucoup aux jeux vidéos et aux réseaux sociaux d’être des pratiques excluantes, même si de plus en plus de spécialistes souligent les apprentissages cognitifs qui sont développés par certaines de ces pratiques, dès lors qu’elles se font de manière raisonnable et maîtrisée. Avec le nouveau jeu en réalité augmentée Pokemon Go, développée par le concepteur de Google Earth, on touche à autre chose. Olivier Mauco, concepteur de jeux vidéos et professeur à Sciences Po, le détaille dans une interview accordée au journal Ouest France « Ce qui est chouette, c’est que c’est un moyen de discussion. Comme le beau temps, la pluie. Les gens essaient pour voir et échangent car il y a un sentiment d’appartenance. C’est toujours la grosse question du vivre ensemble. »

Le vivre-ensemble dans un espace public qui peut nous faire peur après une série d’attentats, mais que les gens réinvestissent car ils ont besoin de souffler et de se divertir. De se rapprocher aussi. Damien Leloup dans le Monde cite tous ceux qui se réjouissent de jouer avec leurs enfants ou de les voir simplement arpenter les rues, être dehors, ou de tout simplement faire des rencontres.

Pratique à surveiller certes comme toutes les pratiques de jeux vidéos, en ligne ou connectés (et l’utilisation des réseaux sociaux), Pokémon Go aura peut-être son lot de cyberinconvénients : pour l’instant c’est une star qui bat dit-on partout dans le monde des records de téléchargements…

Source M Pixels