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Live sur les réseaux sociaux : dérives du direct

En mars 2015, l’application Périscope est lancée et marque le début du live streaming sur les réseaux sociaux. Rapidement acquis par Twitter, Périscope permet aux utilisateurs de Twitter de diffuser en direct des vidéos prises partout dans le monde, permettant ainsi aux autres utilisateurs de visualiser ce « live » durant les 24 heures suivant la fin de l’enregistrement. Vient ensuite le lancement avec succès de Snapchat. Les autres réseaux sociaux ont très donc rapidement développé leurs propres fonctionnalités de « Live streaming » :  Facebook Live vidéo et audio, Instagram stories,… . Si la fonctionnalité correspond à un réel usage des internautes par, d’une part son côté à la fois ludique et social et, d’autre part son réel usage informatif dans certain cas, l’Association e-Enfance souhaite mettre en garde les parents sur les dérives possibles du direct.

Surenchère de l’attention

Expérience dangereuse, suicide, relations sexuelles, humiliation, apologie du terrorisme, support d’entoctrinement…autant de pratiques réalisées en direct qui ont fait le tour des médias depuis 2016. La dernière vidéo en date : « Un adolescent mettant le feu à sa chambre en direct ».  La surenchère du nombre de vue est un moteur qui conduit les internautes et plus particulièrement les adolescents à en faire toujours plus pour faire le buzz. e-Enfance sensibilise enfants et adolescents lors de ses interventions pour qu’ils comprennent le danger de réaliser des défis dangereux ou d’utiliser le live des réseaux sociaux pour humilier ou harceler des camarades. L’Association invite également les parents à discuter avec leurs enfants de cette utilisation tant dans la diffusion de leur propre contenu que dans la participation à d’autres « lives » par des interactions (like, commentaires, partages…).

Danger des prédateurs sexuels

Le live streaming donne également un nouvel accès aux prédateurs sexuels. Agressions en direct, diffusion de contenus pédophiles… e-Enfance souligne l’importance de signaler au plus vite ces contenus via les boutons dédiés sur les réseaux sociaux et/ou auprès des services de police compétents. L’Association recommande également aux parents de contrôler la diffusion de contenus sur leurs enfants via ces nouveaux moyens de diffusion.

Signaler un contenu live dangereux

Chaque réseau social propose un système de signalement. Facebook s’est notamment engagé à travailler sur la réactivité de ses équipes en cas de dérives et de danger. e-Enfance vous invite à consulter à nouveau ses conseils sur l’usage des réseaux sociaux.