fille avec gilet cool

Kikoolol, un projet de sensibilisation au harcèlement par les jeunes, pour les jeunes

«Kikoolol» désigne un adolescent très porté sur l’utilisation excessive du langage sms. Cette façon de parler a pour conséquence une extrême familiarité qui, quand elle est négative,  peut se révéler néfaste. «Kikoolol» c’est aussi le nom du projet de sensibilisation au harcèlement et au cyberharcèlement entre jeunes porté par un collège belge, la Providence de Champion.

Les exemples parfois tragiques de harcèlement fomentés par des jeunes contre un de leurs congénères sont malheureusement de plus en plus nombreux, accentués par l’utilisation des réseaux sociaux (le fameux cyberharcèlement). La particularité du projet «Kikoolol» est d’associer élèves et enseignants, afin de rendre acteurs ceux qui sont le plus directement concernés – car le harcèlement prend souvent sa source dans l’espace confiné et collectif d’un établissement scolaire.

Outre une campagne d’affichage et des flyers distribués dans le cadre du collège Providence de Champion, l’équipe pédagogique a conçu avec les élèves un court-métrage intitulé « Ru-meurs ». Réalisé par deux étudiants, Victorien Loriers, réalisateur, et Cyprien Grégoire, infographiste, le film montre le quotidien d’une jeune fille qui subit un harcèlement de la part de ses camarades qui la trouvent trop différente.

«La paumée! Ramène pas ta g… en cours»

les paroles mais aussi les messages d’un humour potache méchant relayés sur les réseaux sociaux («Fais gaffe à toi demain!») conduisent cette jeune élève à ne trouver d’issue que dans un geste irréparable. Un message fort qui fait suite à des images criantes de vérité où les jeunes de la Providence de Champion jouent les bourreaux avec une simplicité qui fait réfléchir aux attitudes de groupe et à la facilité avec laquelle on peut tomber dans une situation dramatique. D’où l’importance d’impliquer les acteurs potentiels du harcèlement, à un âge où il est parfois difficile de s’assumer différent…

Kikoolol, un court-métrage de Victorien Loriers et Cyprien Grégoire, avec le concours des élèves et de la communauté pédagogique de la Providence.