Le #Bluewhale challenge : nouveau danger des réseaux sociaux

Le challenge de la « baleine bleue », au cœur de l’actualité en France, est un nouveau danger potentiel sur les réseaux sociaux. Il est donc important d’en comprendre le sens, le fonctionnement et les conséquences afin d’intervenir les cas échéant auprès des adolescents qui y participent ou s’apprêteraient à le faire.


D’où vient-il ?

Ce phénomène aurait émergé en Russie sur le réseaux social vKontakte, il y a un an, et aurait été récemment médiatisé en Février en France suite à des faits divers morbides relayés sur vKontakte, Twitter, facebook et Instagram.
Présenté comme un « challenge », un défi, ce phénomène porte le nom de « baleine bleue » en référence au fait que ces mammifères choisiraient le moment de leur mort. Le défi en question porterait donc sur l’entrainement des participants en 50 étapes à se malmener, s’auto-mutiler, jusqu’à se donner finalement la mort.

De quoi s’agit-il ?
Ce défi se comprend bien différemment des autres défis plus classiques que l’on a pu voir apparaitre puis disparaitre sur Internet, comme le Ice Bucket Challenge, Neknomination, A l’eau ou au resto, Ice and salt… La fantasmagorie que le BWC véhicule est forte (La Russie, un réseau social moins connu, VKontakte, des images mélancoliques : les baleines, la mer…), la violence qui est véhiculée est absolue (défis graduels, de la fatigue imposée au suicide en passant par des scarifications), le caractère actif/passif et « casse-cou » des défis, pourraient particulièrement séduire des adolescents psychologiquement fragiles, en dépression, ou en recherche d’émotions fortes.

Quel est son fonctionnement ?
Un volontaire, un adolescent le plus souvent, se rend sur l’une des plateformes de réseaux sociaux et manifeste son envie de participer. Il se met en recherche d’un tuteur en diffusant des Hashtags, lié à l’imaginaire créé autour de ce phénomène. D’autres utilisateurs qui utilisent les mêmes mots-dièses, les contactent en retour et les engagent à exécuter leurs ordres, les 50 « défis » graduels de ce challenge, en exerçant une manipulation mentale et éventuellement des menaces le cas echéant. Restent encore aujourd’hui à clarifier dans quelle mesure ce rapport actif/passif est important, et qui sont les auteurs divers et variés de cette emprise progressive qui incite des jeunes à toutes sortes d’actes illégaux.

BlueWhaleChallengeDANGERManipulation et prédation
La Police Nationale a lancé l’alerte début mars en France et a relayé sur Twitter et Facebook le numéro 0 800 200 000 de Net Ecoute. Le Ministère de l’Education nationale a suivi en alertant les Rectorats. Des enquêtes sont en cours. Le blue whale challenge est un défi de manipulation très dangereux et le phénomène « baleine bleue » pourrait servir à d’autres actes criminels… Mineurs en mal de sensation fortes ou adultes criminels pourraient manipuler des enfants fragiles jusqu’à leur faire du mal, et les attirer vers d’autres abus : prédation sexuelle, grooming, etc.
Dans tous les cas le parrain, tuteur, mentor éventuel risque une condamnation pour incitation au suicide, délit puni de 3 à 5 ans d’emprisonnement et de 45000€ à 75000€ d’amende si sur mineur de moins de 15 ans.
Parents, n’hésitez pas à aborder le sujet avec vos adolescents. L’adolescent qui y participerait pourrait utiliser sur ses réseaux divers hashtags #baleinebleue, #baleinedemer ou encore #420, ou se réveiller la nuit pour écouter des musiques tristes, s’auto-mutiler, etc…
Pour tous, appeler le 0 800 200 000 pour en parler.